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With the recent announcement concerning the biggest known centralized code forge owner change, we have seen back here and there discussions about the creation of a similar tool, but decentralized.

I've used this occasion to recall the work done to implement tickets and merge requests in Salut à Toi (SàT), work which was relatively unoticed at the time of writing, about 6 months ago.

Now, I would like to bring some details on why building those tools.

First of all, why not the big forge? After all, a good part of current libre software is already using it! Well first it's not libre, and we commited ourself in our social contract to use libre software as much as possible, infrastructure included. Then because it's centralized, and there too our social contract is pretty clear, even if it's not as important for infrastructure as it is for SàT itself. Finally, because we are currently using Mercurial, and the most famous forge is build around Git.
We do not hide the fact that we already ask ourselves wether to use this platform or not in general assemblee (cf. minutes – in French –), we were mainly interested in the great visibility it can offer.

« It's centralized? But "Git" is decentralized! » is a point we are ofter hearing and it's a true fact, Git (and Mercurial, and some others) is decentralized. But a code forge is not the version control system, it's all the tools arount it: hosting, tickets, merge/pull requests, comments, wikis, etc. And those tools are not decentralized at the moment, and even if they are often usable throught a proprietary API, they are still under centralization rules, i.e. rules of the hosting service (and its technical hazards). This also means that if the service doesn't want a project, it can refuse, delete, or block it.

Centralization is also a technical facility to catalog and search project… which are on the service. Any external attempt will then have more difficulties to be visible and to attract contributors/users/help. This is a situation we know very well with Salut à Toi (we are not present on proprietary and centralized "social networks" for the same reasons), and we find it unacceptable. It goes without saying that concentrating projects on a single platform is the best way to contribute and exacerbate this state of affairs.
Please note, however, that we are not judging or attacking people and projects who made different choices. These positions are linked to our political commitment.

Why, then, not using existing Libre projects, already advanced and working, like Gitlab? Well, first because we are working with Mercurial and not Git, and secondly because we would put ourselves here too in a centralized solution. And there is an other point: there are nearly no decentralized forges (Fossil maybe?), and we already have nearly everything we need with SàT and XMPP. And let's add that there is some pleasure to build the tools we are lacking.

SàT is on the way to be a complete ecosystem, offering most, if not all, the tools needed to organise and communicate. But it is also generic and re-usable. That's why the "merge requests" system is not linked to a specific SCM (Git or Mercurial), it can be used with other software, and it is actually not only usable for code development. It's a component which will be used where it is useful.

To conclude this post, I would like to remind that if we want to see a decentralized, ethical and politically commited alternative to build our code, organise ourself, and communicate, we can make this real by cooperating and contributing, being with code, design, translations, documentation, testing, etc.
We got recently some help for packaging on Arch (thanks jnanar and previous contributors), and there are continuous efforts for packaging in Debian (thanks Robotux, Naha, Debacle, and other Debian XMPP packagers), if you can participate, please contact us (see our official website), together we can make the difference.
If you are lacking time, you can support us as well on Liberapay: https://liberapay.com/salut_a_toi. Thanks in advance!

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Avec la récente annonce concernant le changement de propriétaire de la plus grosse forge centralisée connue, on a vu resurgir ici et là des questionnements sur la création d'un outil similaire mais décentralisé.

J'ai profité de l'occasion pour rappeler le travail effectué pour implémenter tickets et requêtes de fusion (« merge requests ») dans Salut à Toi (SàT), travail qui était passé relativement inaperçu quand j'ai écrit à ce sujet, il y a 6 mois.

Désormais je souhaite apporter quelques précisions sur le pourquoi de ces outils.

Tout d'abord pourquoi pas la grosse forge ? Après tout une importante partie des logiciels libres actuels l'utilise déjà !
D'une part parce que ce n'est pas libre, et nous nous sommes engagés dans notre contrat social à utiliser tant que possible des logiciels libres, y compris pour l'infrastructure. D'autre part parce que c'est centralisé, et là encore notre contrat social est clair à ce sujet, même si c'est moins essentiel pour l'infrastructure que pour SàT lui-même. Enfin parce que nous utilisons à l'heure actuelle Mercurial, et que la forge la plus connue est construite autour de Git.
Ne cachons pas toutefois que nous nous sommes déjà posés la question notamment en assemblée générale (cf. les comptes rendus), nous étions intéressés en particulier par la visibilité.

« C'est centralisé ? Mais « Git » est décentralisé ! » est une réflexion que l'on entend souvent et elle est vraie, Git (et Mercurial, et d'autres) est décentralisé. Mais une forge n'est pas le gestionnaire de version, c'est tous les outils autour : hébergement, tickets, gestion des modifications (merge/pull requests), commentaires, wikis, etc. Et ces outils là ne sont pas décentralisés à l'heure actuelle, et même s'ils sont souvent accessibles par des API spécifiques aux services, ils restent soumis aux lois de la centralisation, c'est-à-dire du service qui héberge (et des aléas techniques de ce service). Cela veut également dire que si le service ne veut pas d'un projet, il peut le refuser, l'effacer, le bloquer.

La centralisation, c'est aussi la facilité pour cataloguer et rechercher… pour les projets qui sont sur ce service. Rendant de facto toute tentative extérieure moins visible et donc augmentant ses difficultés. C'est une situation que nous connaissons bien avec Salut à Toi (nous sommes également absents des « réseaux sociaux » propriétaires et centralisés pour les mêmes raisons), et que nous jugeons inacceptable. Il va sans dire que se concentrer sur une plateforme ne fait qu'encourager et prolonger cet état de fait. Notons tout de même qu'il n'est pas question ici de dénigrer ceux qui ont fait des choix différents, ces réflexions étant liées à notre implication politique forte et les contraintes changent d'un cas à l'autre.

Pourquoi, alors, ne pas utiliser des projets libres existants, avancés et fonctionnels comme Gitlab ? D'une part parce que nous travaillons avec Mercurial et non Git, et d'autre part parce que nous serions là aussi dans la centralisation. Il y a une autre raison : c'est qu'il n'existe pas ou peu (Fossil peut être ?) de forges décentralisées, et nous avons déjà tout ce qu'il nous faut avec SàT et XMPP. Et puis il y a un certain plaisir à créer les outils qui nous manquent.

SàT se veut un écosystème complet, offrant la majeure partie si ce n'est tous les outils nécessaires pour s'organiser et communiquer. Mais il est aussi générique et réutilisable. C'est pourquoi le système de « merge requests » n'est pas lié à un outil particulier (Git ou Mercurial), il peut être utilisé avec d'autre logiciels, et n'est d'ailleurs par réservé au développement de code. C'est une autre brique qui sera utilisée là où ça sera utile.

Pour conclure, je rappelle que si vous voulez voir une alternative décentralisée, éthique et engagée pour construire nos logiciels, nous organiser et communiquer, on peut la rendre possible en coopérant et contribuant, que ce soit avec du code, de la conception graphique (design), des traductions de la documentation des tests, etc.
Nous avons récemment eu de l'aide pour l'empaquetage sur Arch (merci à jnanar et aux mainteneurs précédents), et il y a des efforts continus pour l'empaquetage sur Debian (merci à Robotux, Naha, Debacle et les autre empaqueteur XMPP sur Debian). Si vous pouvez participer, merci de regarder comment nous contacter sur le site officiel), ensemble on peut faire la différence.
Si vous manquez de temps, vous pouvez aussi nous soutenir sur Liberapay: https://liberapay.com/salut_a_toi. Merci d'avance !

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La dernière grosse fonctionnalité avant la préparation de la version alpha, le partage de fichiers, et désormais disponible pour Salut à Toi.

SàT est capable d'envoyer ou recevoir des fichiers depuis des années, soit directement quand 2 personnes sont connectées en même temps, ou via un téléversement sur le serveur (via « HTTP upload »).

Il est maintenant possible de partager une hiérarchie de fichiers, ou en d'autres termes un ou plusieurs répertoires. Il y a 2 cas d'utilisation principaux : avec un composant, ou un autre client.

partager un répertoire avec Cagou

Partager un répertoire avec un client

La première façon d'utiliser le partage de fichiers est directement entre 2 appareils. Ceci peut être utilisé, par exemple, pour partager des photos prises sur votre téléphone avec votre ordinateur de bureau, ou pour rapidement donner accès à des documents de travail à vos collègues.
Pour gérer les permissions, vous n'avez qu'à donner les JIDs (identifiants XMPP) des personnes autorisées (ou à cliquer sur les contacts dans Cagou, l'interface graphique).

Le transfert utilise la technologie Jingle, qui va permettre de choisir la meilleure façon d'envoyer le fichier. Cela signifie que si vous êtes sur le même réseau local que l'autre appareil (ce qui est le cas dans le précédant exemple de partager des photos prises sur le téléphone avec votre ordinateur de bureau, quand vous êtes à la maison), la connexion reste en local, et le serveur ne verra que le « signal », c'est à dire les données nécessaires à l'établissement de la connexion.

Mais si vos appareils ne sont pas sur le même réseau local, la connexion est toujours faisable, et SàT essaiera d'utiliser une connexion directe quand c'est possible.

partage de fichiers avec un client

Ci-dessus vous pouvez voir avec quelle simplicité on peut partager un répertoire avec Cagou, l'interface bureau/Android de Salut à Toi.

Le partage de fichiers avec un composant

SàT peut maintenant gérer des composants (qui sont plus ou moins des greffons génériques pour les serveurs XMPP), et un premier permet à un utilisateur de téléverser, lister, ou retrouver des fichiers.

Ceci est vraiment pratique quand vous voulez garder des fichiers privés pour une utilisation ultérieure (et y accéder depuis n'importe quel appareil), ou pour partager un album photo, par exemple, avec votre famille. Cette fonctionnalité est sur la voie d'un service similaire à ce qu'on appelle de nos jours « stockage sur le cloud », sauf que vous pouvez garder le contrôle sur vos données.

partage de fichiers avec un composant

Comme vous pouvez le voir, c'est très similaire à ce qu'il se passe entre 2 clients.

De plus avec le nouveau système d'invitation de SàT, vous pouvez partager des fichiers même avec des personnes qui n'ont pas de compte.

Quelques notes

Le transfert de fichier n'est pas encore chiffré, mais c'est prévu rapidement avec OX (OpenPGP) ou OMEMO.
La fonctionnalité de base est là et fonctionne, mais il y a encore des améliorations prévues à plus ou moins long terme : des quotas pour les utilisateurs, la synchronisation de fichiers, le chiffrement de bout en bout, ou encore la recherche avancée.

Tester

Vous trouverez sur le wiki les instructions sur comment utiliser cette fonctionnalité (en anglais).

Bien sûr vous aurez besoin de la version de développement pour tester. N'hésitez pas à demander de l'aide sur le salon SàT : sat@chat.jabberfr.org (ou avec un butineur).

Un paquet est désormais disponible pour Cagou sur AUR pour les utilisateurs d'Arch Linux, un grand merci à jnanar pour ceci.

Besoin d'aide !

SàT est un très gros projet, avec de fortes racines éthiques. Il est unique sur plus d'un point, et nécessite beaucoup de travail. Vous pouvez aider à sa réussite soit en nous soutenant sur Liberapay soit en contribuant (jetez un œil au site officiel ou venez sur le salon pour plus d'infos).

Le prochain billet sera à propos de la sortie de la version alpha, restez en ligne ;)

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Last big feature before the preparation of alpha release, file sharing is now available for Salut à Toi.

SàT has been able to send or receive files for years, either directly when 2 people are connecting at the same time, or via an HTTP upload on the server. It is now possible to share a file hierarchy, or in other words one or several directories. There are 2 main uses cases: using a component, or a client.

sharing a directory with Cagou

Sharing directory with client

The first way to use file sharing is from device to device. It can be used, for instance, to share pictures taken from your phone with your desktop computer, or to quickly give access to discussion papers to your coworkers. To handle permissions, you just have to give the JIDs (XMPP identifiers) of allowed people.

The transfer is using Jingle technology, which will choose the best way to send the file. That means that if you are on the same local network (e.g. the previous case of sharing your phone picture with desktop computer, when you're at home), the connection will stay local, and the server will only see the signal (the data needed to establish the connection).

But if your devices are not on the same local area network, connection is still doable, and it will try to be direct when possible.

file sharing with a client

Above you can see how easy it is to share a directory with Cagou, the desktop/Android frontend of Salut à Toi.

File sharing component

SàT can now act as a component (which is more or less a generic server plugin), and a first one allows a user to upload, list and retrieve files.

This is really handy when you want to keep some files private for later use (and access it from any device), or to share a photo album, for instance, with your family.

This is on the way to a service similar to "cloud storage", except that you may keep control on your data.

file sharing with a component

As you can see, it's pretty similar to the workflow with client.

With the invitation system now available in SàT, you can even share with people without account.

Some notes

File transfer is currently unencrypted, but encryption is planed soon, either with OX (OpenPGP) or OMEMO.
The base feature is there and working, but some improvements are planed at more or less short term: quotas, files synchronization, e2e encryption, advanced search.

Testing

You'll find instruction on how to use this feature on the wiki.

Of course you'll need to use development version, don't hesitate to ask for help on SàT room : sat@chat.jabberfr.org (or via browser).

A package is now available for Cagou on AUR for Arch Linux, thanks to jnanar.

Help needed!

SàT is a huge project, with a strong ethical root. It's unique in many ways, and needs a lot of work. You may help its success either by supporting us on Liberapay or by contributing (check official website or join our room for details).

Next post will be about alpha release, stay connected ;)

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Parmi les nombreuses nouveautés et évolutions de Salut à Toi pour la version 0.7 à venir, une a un particulièrement grand potentiel : Libervia (l'interface web) est devenu un cadriciel web (ou « framework web »).

« Mais il y en a déjà plein ! » vous entends-je dire… C'est vrai, mais celui-ci est décentralisé.

Construire sur du standard, avoir des outils pour créer décentralisé

Utiliser les comptes existants

Libervia s'appuie donc sur SàT et XMPP pour aider à construire voire reconstruire le web. Quel est l'intérêt ? Et bien déjà l'authentification, chose nécessaire sur la plupart des sites de nos jours, utilise le compte que vous avez déjà. Non je ne parle pas du compte sur le gros truc bleu ou l'oisillon piailleur, mais bien de votre compte XMPP, celui que vous utilisez avec SàT, Movim, Gajim, Conversations ou encore Pidgin, celui dont les données peuvent être chez vous dans votre salon, et avec lequel vous pouvez utiliser n’importe quel nom, celui avec lequel vos faits et gestes ne sont pas épiés.

Le ou la développeur/euse n'a donc pas besoin de gérer cela, et les utilisateurs n'ont pas à recréer un compte à chaque site ou à utiliser un compte centralisé (et ainsi dire aux aspirateurs à données du net où, quand et à quoi ils se connectent).

Autre avantage : on profite de l'existant ; si vous voulez intégrer d'autre moyens de vous authentifier (par exemple utiliser vos comptes GNU/Linux), vous n'avez qu'à activer ce qui va bien sur votre serveur (voir cette liste pour prosody, vous trouverez certainement une liste équivalente pour les autres serveurs.).

pubsub, la base de données décentralisée

XMPP n'est pas une technologie, mais un ensemble de technologies cohérentes, et pubsub est l'une d'elles. Pour mémoire, il s'agit d'enregistrer des données (ou « items ») dans des « nœuds » (qu'on peut voir comme des tables ou collections dans les bases de données), qui sont sur des services.

Un service pouvant être n'importe où sur le réseau, au même endroit que votre serveur web, à l'autre bout de la planète, sur l'intranet ou sur un .onion dans le réseau Tor. Bien sûr il est possible de garder des données localement si nécessaire, notamment pour le cache.

le cache parlons en justement, pubsub a une propriété très intéressante : on peut s'abonner à un nœud pour être prévenu des modifications sur celui ci (ajout/modification ou suppression de données). Ceci permet à Libervia d'avoir un système de cache automatique : une page peut être mise automatiquement en cache et celui-ci peut-être invalidé dès qu'une modification a lieu. Voilà encore de quoi simplifier la vie du développeur, et améliorer les performances côté utilisateur.

faciliter la vie

Libervia a été pensé pour faciliter la vie des développeurs.

changer l'apparence

Le système est entièrement basé sur un moteur de modèles (jinja2), qu'il est très facile d'étendre pour faire de nouveaux thèmes (du simple changement de CSS à la transformation de toute la structure des pages). Il suffit de créer un répertoire avec le nom du thème et de modifier ce que l'on souhaite, et uniquement ce que l'ont souhaite : les pages du thème par défaut vont être utilisées si nécessaire.

Intégration entre serveur et client

Un certain nombre d'outils sont présents pour faciliter l'intégration entre la partie cliente (dans le butineur) et la partie serveur (HTTP). Ainsi par exemple, il suffit de déclarer "dynamic = True" dans votre page Libervia (côté serveur), pour activer automatiquement un système de communication dynamique avec le navigateur (basé sur les websockets). Une méthode permet d'envoyer des données n'importe quand à la page, et une autre est appelée quand des données sont émises depuis le navigateur.

Ceci sera encore plus poussé dans la version 0.8, avec l'intégration prévue de transpileurs Python vers Javascript. Libervia utilise jusqu'ici Pyjamas, un projet qui n'est plus maintenu et qui se base sur un Python 2 obsolète. Pour éviter d'être bloqué sur une seule option, le choix sera laissé au développeur d'utiliser un transpileur Python vers Javascript (Brython et Transcrypt sont prévus), du Javascript simple (dit « vanilla »), ou s'il ou elle aime se faire du mal, un cadriciel Javascript à la mode.

Gérer les tâches communes

Un système de traduction est intégré nativement (utilisant Babel), ainsi que des filtres pour les dates, le rendu d'interfaces venant du backend, ou encore la création de formulaires.

Les modèles sont prévus pour êtres réutilisables, ainsi il est simple d'intégrer, par exemple, des commentaires dans une page.

Un écosystème en symbiose

Je m'arrête là pour les fonctionnalités, même si la liste n'est pas finie (il est par exemple possible de générer des sites statiques à la manière d'un Pelican ou d'un Hugo).

Ce nouvel outil a déjà été mis en pratique dans certaines des nouveautés de la version à venir, notamment avec le gestionnaire de tickets et de demande d'intégration de patch (« merge requests ») mentionnés précédemment.

La prochaine version de Salut à Toi est un aboutissement, c'est la première version prévue pour être utilisée en production, et constitue désormais tout un écosystème de communication, de création et de travail collaboratif, compatible avec le reste de la famille XMPP.

Si vous voulez vous tenir à jour vous pouvez consulter mon blog (qui est fait avec Libervia) ou nous rejoindre sur le salon sat@chat.jabberfr.org.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez soit adhérer à l'association, soit nous aider sur Liberapay.

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Among many novelties of Salut à Toi in the next release (0.7), one has specially big potential: Libervia (the web frontend) is now a web framework.
"Yeah but there already so many of them!" I 've heard you saying… That is true, but this one is decentralized.

Building on standards, having tools for decentralization

Using existing accounts

So, Libervia is based on SàT and XMPP in order to help you to build or rebuild the web. But why? Well, first the authentication, which is used on most websites nowadays, use the account you alread have. No, I'm not talking about the account on the big blue stuff or the noisy bird, but about your XMPP account, the one you are using with SàT, Movim, Gajim, Conversations or Pidgin, the one, in which your data can be located in your living room, and the one in which you can use any name you choose; the one that does not tract your activity.

The developer doesn't have to worry about this, and the users don't have to create yet another account on each website, or to use an account from a big central website (and then tell to web data hoovers where, when and to what you did connect).

Other advantage: we take profit for existing software. If you want to integrate other authentication ways (for instance if you want to use your GNU/Linux accounts), you just have to activate the suitable thing on your server (check this prosody list for instance, you'll surely find similar lists for other servers).

Pubsub, the decentralized database

XMPP is not a single technology, but rather a basis for a variety of coherent technologies, and pubsub is one of them. As a reminder, with it you can store data (or "items") in "nodes" (which can been seen as tables or collections in other databases), on "services".

A service can be anywhere on the network : in the same location as your web server, on the other side of the Earth, on the intranet or on a .onion in Tor network. Of course it's possible to keep data locally if needed, in particular for caching.

Let’s talk about cache, pubsub has a really nice property: we can subscribe to a node to be notified when there are changes on it (new data, data update or deletion). Taking benefit from this gives Libervia an automatic cache system: a page can be automatically put in cache, and later can be invalidated as soon as a modification happen. That is an other thing to simplify developer's life, and to improve the speed for the user.

Simplify life

Libervia has been thought to make things easy :

Appearance change

The framework is entirely based on template engine (jinja2). It is really straightforward to create new themes (from doing simple CSS change to major changes in pages structure). You just have to create a new directory with theme name, and to modify what you want, and only what you want: pages from default theme will be used if needed.

Integration between server and client

A bunch of tools are there to facilitate integration between client (in the browser) and the HTTP server. For instance, you just have to set "dynamic = True" in your Libervia page on server side to automatically activate a bidirectionnal dynamic communication system with the browser (based on websockets). A method can be used to send data at any time to the page, and an other one is called when data are emited from the browser.

This will go deeper in the 0.8 release, with the planed integration of Python to Javascript transpileur/interpreters. Libervia is using so far Pyjamas, a project which is not maintained anymore and which is transpiling an obsolete Python 2. To avoid future blocking on a single option, developers will have the choice to use a Python transpiler/interpreter (Brython and Transcript are planed), Simple Javascript ("vanilla"), or if they really like pain, any currenly popular Javascript framework.

Handling common tasks

A translation system is natively integrated (using Babel), and also filters for dates, backend UI templates rendering, or forms creation.

Templates are built to be reusables, so it's easy to include, for instance, comments in page.

A symbiotic ecosystem

I'll stop here for features, though the list is not finished (it's for instance possible to generate static website à la Pelican or Hugo).

This new tool has already been used in severals features in the incoming release, notably with the tickets or merge requests handlers that I have announced recently.

Next release of Salut à Toi will be an achievement, the first version ready for production, and is now a whole ecosystem to communicate, create, or do collaborative work, compatible with the rest of XMPP family.

If you want to stay up to date, follow my blog (which is using Libervia), or join us on our room sat@chat.jabberfr.org.

If you want to support us, you can either join the association, or help us on Liberapay.

Other news to come soon…

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Beaucoup de travail a été effectué lors des derniers mois, me laissant peu de temps pour parler des nouveautés. Jetons un coup d'œil à la dernière.

Pour le développement de Salut à Toi nous ne voulons pas utiliser de logiciels propriétaires ou centralisés et nous utilisons Mercurial, aussi nous avons jusqu'ici été réfractaires à utiliser les plateformes actuellement à la mode. Avec les améliorations récentes de notre composant SàT Pubsub (vous pouvez lire – en anglais – l'article de jnanar pour plus d'infos), et de Libervia, notre interface web, il est devenu clair que notre vieille idée d'utiliser XMPP et SàT pour gérer les tickets était à portée de main, nous l'avons donc fait.

SàT est maintenant capable de gérer les tickets via XMPP, en utilisant pubsub. Il a de nombreux avantages à cela :

  • c'est décentralisé et fédéré, pas besoin de X comptes pour utiliser X gestionnaires de tickets. Vous pouvez également importer des tickets de projets tiers (par exemple des greffons pour votre projet) dans votre propre site web.
  • c'est standard : il est possible de retrouver ou gérer des tickets sur un serveur extérieur facilement, sans API propriétaire.
  • c'est extrêmement souple : n'importe quel champ peut être utilisé, et le mécanisme peut être utilisé pour toute liste (rapports de bogues, choses à faire, liste de courses, etc.).
  • étant basé sur SàT, c'est multi-plateformes
  • on peut utiliser des passerelles, pour par exemple intégrer de manière transparente les tickets d'autres services (par exemple Gitlab ou Github)

Le fonctionnement est basé sur pubsub avec une extension expérimentale (non standard pour le moment): les schémas de nœud qui permettent de spécifier une mise en forme des données (en utilisant les « data forms » qui devra être respectée pour chaque élément (chaque ticket). De cette façon, les tickets publiés par des clients tiers peuvent être vérifiés et validés. Pubsub a également un système de permissions qui permet d'avoir des collections de tickets publiques ou privées (des nœuds dans la terminologie pubsub). Les commentaires utilisent l'extension microblogage de XMPP (qui aurait plutôt dû s'appeler « blog »).

Mais ça n'est pas tout ! Une autre fonctionnalité a été implémentée par-dessus ça : les requêtes de merges (« merges requests »). L'idée ici et d'avoir un moyen de proposer des modifications/améliorations à un projet sans être lié à un outil particulier, c'est-à-dire que l'on peut les utiliser avec Mercurial, Git ou potentiellement n'importe quel outil. Encore une fois, nous profitons de la décentralisation, et nous pouvons avoir des collaborations/contributions en personnes sur des serveurs différents.

Ci-dessous vous avez une petite vidéo (en anglais) qui montre les requêtes de merge. On utilise jp (l'interface CLI de SàT) pour envoyer les modifications à un serveur. Par défaut, le serveur va essayer tous les gestionnaires de « merge requests » jusqu'à ce qu'il trouve lequel peut gérer le dépôt demandé. Il y a une petite couche autour des commandes pour faire les opérations de base (en particulier créer les données à exporter), puis les données et métadonnées sont mises en forme et envoyées sur le nœud pubsub. Pour le moment, seul Mercurial est implémenté, mais Git va bien entendu suivre, et peut-être un gestionnaire de base utilisant un diff pour les cas les plus simples.

Note : si vous voulez faire une « merge request » pour Salut à Toi sur https://bugs.goffi.org, il vous suffit de faire depuis votre répertoire de travail:

jp merge-request set

Bien sûr, la fonctionnalité est nouvelle et encore basique : il n'est pas encore possible de préciser les lignes du code auxquelles un commentaire se réfère, ou d'utiliser une mise en forme riche. Cela va bien sûr venir plus ou moins vite, mais si vous voulez accélérer les choses, eh bien, les « merge requests » sont les bienvenues ;).

Vous pouvez le voir en œuvre sur le gestionnaires de tickets de SàT

Pour celles et ceux qui sont à Paris, je serais au « Paris Open Source Summit » (POSS) demain et jeudi (au stand A2, « Salut à Toi »). Si vous voulez aider le projet, nous sommes sur Liberapay.

Bientôt d'autres billets sur les nouveautés dans SàT…

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Lot of work has been done in the past months, letting little time to talk about the novelties. Let's have a look at the most recent one.

For Salut à Toi development, we don't want to use proprietary or centralized software and we use Mercurial, so we have been reluctant to use current popular platforms. With the recent improvments of our SàT pubsub component (see https://blog.agayon.be/sat_pubsub.html), and of Libervia, our web frontend, it became clear that our old idea of using XMPP and SàT to handle tickets became close at hand, so we did it.

SàT is now able to handle tickets on top of XMPP, using Pubsub. There are many advantages

  • it's decentralized and federated, no need to have X accounts to use X tickets handlers. You can also import tickets from third party projects (e.g. plugins for your project) into your website.
  • it's standard: we can handle or fetch tickets in third party servers easily, without proprietary API.
  • it's very flexible: any field can be used, and the mechanism can be used for any list (bug tracker, TODO list, shopping list, etc.)
  • being based on SàT, it's usable on any platform
  • it can be used with gateways, allowing to use transparently tickets from other services (think about Gitlab or Github for instance)

The working is based on pubsub with an experimental addition: node schema which allows to specify a form (using data forms) which will be enforced on each item. This way tickets published by third party clients can be checked and validated. Pubsub offers permission mechanisms allowing to have public or private collections of tickets (nodes in pubsub terms). Comments are using the microblog (which really should have been called blog) feature of XMPP.

But that's not all! On top of that an other feature has been implemented: merge requests. The idea is to have a way to propose contributions in a agnostic way, meaning this can be used with Mercurial, Git, or potentially any tool. Once again we enjoy decentralisation here, and we can have contributions between people on different servers.

Below is a small video showing an example of merge request. We use jp (SàT's CLI frontend) to send a modification to a server. By default, the backend will try all registered merge requests handlers until it find one which can manage the given repository. There is a small wrapper around the command to do basic operations (notabily creating the data to export), the data and metadata are then formatted and send to the pubsub node. For now, only Mercurial is implemented, but git will definitely follow, and maybe a simple diff based handler for basic cases.

Note : if you want to do a merge request for Salut à Toi on https://bugs.goffi.org, you'll just have to enter from your working directory:

jp merge-request set

Of course the feature is new and it's quite rough: it is not yet possible to specify which lines of a patch we comment, or to use rich formatting. This will of course come soon, but if you want to have it faster, well, merge requests are welcome ;)

You can see it on our bug tracker.

For people in Paris, I'll be at Paris Open Source Summit (booth A2, "Salut à Toi") on Wednesday and Thursday. If you want to support the project, we are on Liberapay.

See you soon for an other post on SàT novelties…

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Radio Prague vient de mettre en ligne une émission d'environ 10 min sur la vie privée où j'ai été interviewé pour parler de Salut à Toi.

Je suis vraiment content de l'émission qui est claire, bien expliquée, et pas trop technique . la journaliste a très bien compris le projet (ce qui n'est pas évident, il faut bien le reconnaître), et a fait du beau travail.

Vous pouvez l'écouter et la lire ici : http://www.radio.cz/fr/rubrique/panorama/la-disparition-de-la-vie-privee-nest-pas-inevitable

À écouter et faire circuler si le thème et/ou le projet vous intéressent. Comme indiqué dans lémission nous avons beaucoup de mal à nous faire connaître, aussi ce genre de chose nous aide bien.

Il y a beaucoup de choses qui ont avancé pour la version 0.7 à venir qui sera la première version dite « grand public » (comprendre, installable sans trop de difficultés et utilisable au jour le jour). J'espère trouver le temps de faire des articles pour expliquer les nouveautés comme un cadriciel (framework) web asynchrone/basé sur XMPP, la gestion des évenements ou encore des tickets (donc en décentralisé et basé sur XMPP). Si tout va bien une bêta est à attendre pendant l'été ou à la rentrée, ça sera l'occasion de s'organiser pour faciliter les contributions et mises en production.

À bientôt…

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