Goffi non-hebdo

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lundi 27 septembre 2010

La parole aux images

Bon aller, j'ai mis peu de photos jusqu'ici, alors en voici quelques unes...

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dimanche 26 septembre 2010

pot-pourri

Quelque chose vient de me toucher le dos ! J'en suis sûr putain. Merde c'est quoi cette lumière ? Le film ne m'a pourtant pas tant marqué; il a beau être relativement réaliste et inspiré de faits réels, il a beau se passer en Australie Occidentale, il ne m'a tant impressionné, pas de quoi faire une psychose. Mais putain, putain cette lumière elle est proche, vraiment, et Renée et Nat qui dorment... Le van est fermé, mais on est au milieu de nulle part, sur une énorme portion de route avec personne, sans réseau téléphonique, sans civilisation, rien que ce parking, et les braises encore chaudes de notre feu.

Merde c'est quoi ce bruit... Ah putain ! C'était un camion, c'est vrai que la route est juste de ce côté. Faut que j'arrête mon cinéma... Mais non ! Il y a toujours un bruit, ça bouge. Il faut que j'allume.

- hmmpffff... what !?

Arf, faut pas qu'elle pense que je flippe, elle va flipper aussi

- No, nothing Nat, just a fly, I'm sorry if I did awake you

- No worries...

Bon je vais éteindre, je vais pas réveiller tout le monde en plus... Nan ! Ce n'est pas une psychose ! Il y a bien un bruit !

- Nat, can you hear this ? I don't want to affraid you after the movie, but...

- hear what ? No nothing... Arg wait, yes, there is something !

- ...

Bon là c'est clair il y a quelque chose, mais, attends une minute

- Hey Nat, you didn't tell me this evening that you saw a cute mouse ?

- Ohhhhh shit, yes !

- Well, there is only one thing to do: empty the van and hunt it ! [**]

Et voilà comment on se retrouve en pleine nuit à vider un van et tout mettre sur le lit à l'arrière... Avec une Renée qui a continué à dormir tranquillement.

[**]

- hmmpfff... quoi !?

- Non, rien Nat, juste une mouche, désolé si je t'ai réveillé

- pas de soucis

- Nat, est-ce que tu entends ça ? Je ne veux pas te faire peur après le film, mais...

- Entendre quoi ? Non rien... Arf attends, oui, il y a un truc !

- ...

- Hey Mat, tu ne m'a pas dit ce soir que tu as vu une souris mignonne ?

- Ohhhhh merde, si !

- Bon, il n'y a qu'une chose à faire: vider le van et la chasser !

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Meeeerrrdeeee la voiture, je l'avais complètement oubliée ! Rahhhhh, et c'est 50 $/nuit + toute la journée, ça fait bien 2 jours qu'elle est là, je vais au moins en avoir pour 150 $ ! Mais quel con !

Mpffff, grmmlmlm... Hmppfff. Jen. Tiens ? Qu'est-ce qu'elle fait là ? Lumière, chaleur, ouch... Neurone... on... Couverture... Ahhhhh mais j'étais en train de dormir !

Cool, 150 $ économisés :)

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Bon, alors ça devrait être bientôt, ah oui voilà un panneau ! Lancelin à gauche, et Indian Ocean dr tout droit.

« Indian Ocean drive »

...

Ça fait rêver quand même :)

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Plus que quelques mètres, on y est presque ! Arf, il fallait bien que ça arrive, pas un tour d'Australie avec un van de 25 ans sans une grosse panne. Mais là c'est à se demander si Wendy s'en relèvera... La fumée hier, je ne suis pas mécano mais ça ne présage rien de bon. Je vais peut-être devoir faire une croix sur le Nord.

Hum, ça fait un pincement quand même, j'ai vécu tant de choses ces derniers mois, que de la laisser ici, à la moitié de notre aventure.

Mais s'il y a bien un truc qui me fait plaisir, c'est le coup de main des filles ! Je ne sais pas comment j'aurais fait sans elles... Et sans avoir besoin de demander en plus, alors que je les connais depuis seulement hier.

Merci la solidarité, celle entre voyageurs, baroudeurs ou autres amis de toute fraîcheur. Merci à ces moments là qui font ce pourquoi on voyage, et qui laissent probablement les meilleurs souvenirs. Ce ne sont pas les gorges, plages, ou autres cartes postales qui m'ont fait venir ici, ce sont les (ces !) rencontres.

(*)

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La musique... musiques d'Australie vraiment j'apprécie , musique de Marseille qu'elle est belle, musique engagée pour rester éveillé, musique des rues jamais perdue, musique du matin départ serein , musique du soir, guitare...

Merci la musique :)

(*) En fait c'était juste une pièce à 15$, réparé à prix coutant grâce à un ami mécano... Mais la boite de vitesses a lâché depuis (et je suis en rade à Broome depuis 1 semaine), et là ça va être un facteur 100 (au moins)

samedi 26 juin 2010

On en est là

Perth samedi matin. La nuit a été courte. Je viens de laisser Cat qui m'a hébergé pendant près d'une semaine; et mon van garé à vingt minute du centre, là où les places sont gratuites, je me dirige vers la ville.

Putain qu'il fait froid: 1°C d'après Cat, ils n'ont jamais vu ça. Quand je pense que j'écrivais 2 jours plus tôt que j'étais en chemisette la journée, aujourd'hui mon pull me parait bien léger.

La marche est agréable, je croise les nombreux cyclistes et joggeurs, cherchant toujours à comprendre ce qui peut pousser ces gens à sortir de leur lit pour courir dans le vide. Le soleil est bien là, et tente de raviver mon sang, au point que j'en arrive bientôt à pouvoir sortir les mains de mes poches. La bibliothèque n'ouvrira pas avant 1 heure, je peux prendre mon temps. Ah les gratte-ciels, j'arrive dans le centre. Quelques cris se font entendre au loin: tiens, inhabituel. Mes pas hésitent mais finalement la curiosité l'emporte. Oh un attroupement, quelques policiers. Non, je ne peux pas y croire, enfin une vraie manif en Australie ? J'accélère le pas avec une certaine excitation, Perth me réserve peut-être des surprises.

Mais je déchante vite en voyant une foule bien sagement rangée derrière des barrières en plastique, et il ne faut pas longtemps pour comprendre la tragédie qui se passe. Non ce n'est pas pour lutter contre une quelconque réforme ou défendre les droits de qui que ce soit, non ce n'est pas non plus pour célébrer une victoire à un sport, chose qui malgré le patriotisme puant qu'on y trouve souvent, a au moins le mérite d'apporter une fête populaire. Non c'est autre chose.

Une vitre sépare la foule des employés en uniformes, et une galvanisation est bien visible: les cris viennent des uniformes. Les caméras sont là, ils ont réussi leur coup. Cette nouvelle façon de promouvoir à moindre frais leurs produits en lui donnant une image de grand évènement est à la mode depuis quelques années, et on ne peut que pleurer en voyant à quel point c'est efficace. Le décompte est lancé, 5, 4, un sourire factice est visible sur la face des uniformes, 3, 2 un grand cri, l'entreprise fruitière hype du moment ouvre ses portes, des gens se sont levés par ce froid pour ça (ce qui relativise tout d'un coup l'équilibre mental des coureurs).

Ce qui me fait le plus mal, ce n'est même pas que des gens suivent la mode pour un produit qui, non content de ne rien apporter de neuf, est surtout là pour diminuer les libertés. Ce n'est malheureusement pas une chose dont on parle énormément en dehors de certains milieux, et j'ai peur de croire que beaucoup de gens ne se soucient pas de ces privations - peut être que les choses changeront le jour où on se rendra compte que la technique mise en place sournoisement permet de restreindre à qui et combien de fois on peut prêter/échanger/lire les musiques, livres et autres formes d'expression, et que le jour où un écrit ne sera plus lisible car allant à contre-courant d'un quelconque gouvernement il y aura une certaine émotion, tardive -, non ce n'est même pas ça le plus douloureux.

Ce qui est vraiment pesant, insupportable, dramatique c'est que ces gens là sont ici pour l'ouverture d'un magasin, d'un magasin putain !

Je reste là, à regarder un moment, puis tourne la tête, dépité, et reprends ma route vers la bibliothèque, le moral en berne.

PS: pour être honnête, je me suis déjà rendu une fois à l'ouverture d'un magasin pour la sortie d'une console qui - pour le coup - apportait vraiment quelque chose de nouveau. Même si la scène était loin de ce que je viens de voir, avec le recul je trouve cela tout aussi navrant.

lundi 17 mai 2010

De nouvelles aspirations...

Qui aurait cru qu'il pouvait faire si froid à Adélaïde ? Certes ce n'est pas Melbourne et encore moins la Tasmanie, mais tout de même, je n'ai pas trop de mes deux pulls.

Je n'avais pas fumé de Chicha depuis mon départ de France, et ce n'est non sans un certain plaisir que je partage celle ci avec Angello et Renee, qui - suite à mon insistance - on sorti le Narguilé rapporté du Caire. La musique est belle, l'ambiance excellente, nous rions et partageons nos histoires.

Au fil des bouffées je pense à mes amis, regrettant qu'ils ne soient pas là pour cette fois, et à Belsunce, au toit de l'immeuble, à l'image improbable du gars d'en face vidant ses sacs par la fenêtre, au coussins, aux rires, aux histoires, toujours aux histoires. Non ce n'est pas le mal du pays, ce n'est pas lui qui me manque, c'est eux, et eux aussi, j'aimerais tant leur montrer ce que j'ai trouvé ici.

Une autre aspiration; Renee, tiens l'autre tuyau, et semble apprécier le moment, je souris. Quelle étrange sensation que voilà: je suis parti depuis maintenant 6 mois - 6 mois ! -, j'ai quitté mon travail depuis près d'un an, je n'ai plus de maison propre, et pourtant... Et pourtant je me sens chez moi, je me sens partout chez moi, et j'ai l'impression - non la certitude - d'avoir trouvé ce que j'étais venu cherché, du moins en partie; j'ai retrouvé un morceau de ma liberté.

L'image de la gare me revient, les larmes; j'ai hâte de préparer un repas pour ma famille, de partager bières et récits et de les revoir - ce qu'ils ont grandi, déjà ! -.

Le jardin est superbe, de nombreux arbres sont en fleurs et m'apprennent de nouveaux goûts et mots (persimmon et quince m'ont laissé un temps perplexe dans mon coing).

Je sais que bientôt je devrais partir, chose terrible et belle à la fois - car on sait toujours ce qu'on laisse mais jamais ce qu'on va trouver -, alors j'apprécie, et j'observe, j'absorbe, quand ce n'est pas moi même qui le suis, tant mon regard a du mal à quitter le bleu en face de moi.

vendredi 16 avril 2010

On dirait le Sud

Se lever
Sortir sous le Soleil
Aller dans le parc, continuer jusqu'au Victoria Market
Se balader, trouver du pain « organic » (bio) et un croissant. Surprendre le mot « Dunkerque » dans une conversation entre francophones.
S'assoir à un café, demander de la compagnie pour un pain esseulé et avoir de la confiture de figues bio à 1$, dans un établissement qui n'en vend normalement pas.
Discuter, apprécier le temps et l'ambiance du lieu.
Acheter quelques légumes, puis se diriger tranquillement vers la maison.
Aller à Smith street, et emprunter un des vélos mis à disposition gratuitement dans un des bars de la rue.
Rouler, apprécier la créativité des tags sur les murs, l'architecture particulière de certains bâtiments.
Croiser un groupe de cyclistes, discuter avec un, posé sur un petit vélo une bière à la main. Déboucher dans un parc ou se trouve un inattendu festival country.
Continuer, s'amuser d'une vieille DS française sur le côté. Approcher d'un chemin cyclable, longer une rivière.
Arriver dans une sorte de communauté alternative, qui répare les vélos pour trois francs six sous (bon ok, 3 dollars 6 cents).
Revenir tranquillement, discuter avec les occupants à la maison, essayer une nouvelle recette avec les légumes du midi.
Penser aux choses à faire les jours à venir
Se coucher.

C'est ça Melbourne !

jeudi 11 mars 2010

La ruée vers le nord (ouest)

Le temps semble s'être arrêté à Maldon, village des « Gold Fields », où seules quelques motos et voitures viennent rappeler que les siècles ont passé. C'est ici, dans le Victoria, que le « gold rush » (la ruée vers l'or), a eu lieu. Après avoir cherché en vain une connexion internet, je me suis posé au café « two fat mens » (les 2 gros bonshommes), où je déguste une bière en imaginant les hommes d'un autre temps venus à la recherche d'une hypothétique fortune. Les bâtiments sont parmi les plus vieux d'Australie (enfin, comprendre les plus vieux depuis l'arrivée de la population européenne), et on se laisserait aisément transporté dans un livre de Jack London si la neige n'était pas absente.
Tout est là, le vieux train qui laisse échapper le bruit de la vapeur, la grande cheminée - devenue un parcours touristique -, ou le vieil homme au visage marqué, son chien à ses pieds, qui semble s'être trompé d'époque.
D'après les dires, il y aurait toujours de l'or ici, et probablement encore quelques « gold diggers » (chercheurs d'or); mais les temps et les hommes ont changé; les plus matérialistes cherchent le plus souvent fortune dans les nouvelles mines (qui ironiquement sont désormais immatérielles), les plus rêveurs sont ailleurs, et on peut en trouver quelques uns dans les immenses forêts présentes ici.

J'étais la semaine dernière au st Andrews Market, que d'aucuns qualifieront d'hippie. Le marché en lui même n'est pas bien extraordinaire - quelques peu orienté « organic » (bio) et spiritualité, des digiridos fait main, des sacs recyclés - et un brin touristique, mais il a l'agréable particularité d'être en partie dans les bois; on peut s'assoir et prendre un « chai » entre les arbres, en regardant les jongleurs s'entraîner à deux pas.
C'est en buvant avec une amie que l'ont demanda à notre voisin où trouver un produit imperméabilisant, cette chère Wendy ayant quelques fuites; sans hésitation ce dernier nous donna son adresse, précisant de passer dans l'après-midi, qu'il avait ce qu'il fallait. Quel contraste avec certaines mauvaises aventures les jours précédents ! En effet, on m'a crevé un pneu alors que le van était garé sur une place gratuite, et mon premier jour à Melbourne je me suis trouvé à pousser ce même véhicule seul sans que l'idée ne vienne à personne de m'aider (mais par contre y'en a un qui a pris des photos !), frôlant de très peu l'accident, la route étant fortement chargée et à un gros croisement avec trams et voitures.
À noter quand même qu'en dehors de ces cas particuliers, les gens que j'ai croisé étaient tous très accueillants et près à aider, et que j'aime beaucoup Melbourne, incomparablement plus que Sydney.
Pour revenir à nos kangourous, nous voilà donc arrivant dans une superbe maison en bois pour prendre soin de la Wendy; 3 couples vivent ici. Cette impressionnante demeure, surmontée de nombreux panneaux solaires, située hors de la ville, est un lieu qui se prête parfaitement au repos où aux activités créatives.
Nous montons sur le toit afin de colmater les fissures, et en profitons pour discuter et prendre le thé (situation pour le moins pittoresque que de prendre le thé sur le toit d'un van). L'un des occupants de la maison construit des barques, nous avons une de ses (superbes !) œuvres au dessus de nos têtes. Un autre a une activité fort originale: il enseigne aux gens à fabriquer leur propre guitare. Il m'a appris qu'il fallait environs 2 semaines, à raison de 8 heures par jour, pour arriver à cette fin; j'imagine la force de la relation qu'il doit exister ensuite entre le musicien et son instrument.

La fin de journée arrivant, nous quittons la maison, et le (jeune) danois nous conduit à l'endroit où il fabrique les guitares: une inattendue communauté d'artistes, du luthier au couturier, vieille d'environ 70 ans. Ce mini village est surprenant sur plus d'un point: son architecture faisant penser à des maisons romaines, son emplacement - dans les bois, à moins d'une heure de Melbourne -, son restaurant « cuisine provençale », ses sculptures disséminées dans les ruelles, sa beauté; quelle splendide façon de terminer une journée pour le moins exotique, que j'aime quand des rencontres aux hasard mènent à de si magnifiques expériences.

mardi 23 février 2010

Ma nouvelle copine

Je l'ai rencontrée à Sydney, et notre relation a commencé sur les chapeaux de roues: Wendy a du caractère, et j'ai toujours été attiré par les forts caractères.
Cette brunette de 25 ans ne se laisse pas intimider facilement: il faut lui parler avec tendresse si on souhaite un minimum d'attention de sa part. Une histoire avec Wendy n'est pas une mince affaire, elle est exigeante et entretenir notre relation demande de la patiente, et de l'argent. Mais notre histoire est belle est bien partie, c'est avec elle que je vais écrire un nouveau chapitre, un excitant chapitre.
J'ai couché avec Wendy pour la première fois à Tilba, charmant petit village de la côte Sud, suite à une dispute qui nous laissé, un moment, au bord de la route. Mais elle vaut bien ça, je pense que notre histoire restera dans les annales.

Je suis désormais à Melbourne, ville nettement plus vivante et intéressante que Sydney, la culture alternative y est bien plus palpable: la première chose que j'ai vue en arrivant sont les nombreux tags artistiques sur les murs. En une semaine, j'ai déjà eu l'occasion d'aller, outre les house parties qu'on peut trouver partout, à une soirée hippie où se sont mélangés de nombreux instruments autours d'un feu (de la flûte à au violon, en passant par guitares et djembés) et autres thés au épices, à un grand festival musical gratuit, à une salle/bar alternative où j'ai pu voir un groupe très sympa ou encore à un marché de nuit avec un impressionnant spectacle de jonglage de feu.
Les transports en commun sont incomparablement mieux faits qu'à Sydney, et la ville est agréable. Je pense que si je devais vivre dans une grande ville en oz, ce serait celle là.

Je ne sais pas encore combien de temps je vais rester, mais j'envisage de partir assez rapidement en Tasmanie. Je me suis également inscrit à HelpXchange, un site où on trouve logement et nourriture en échange d'un peu d'huile de coude (le même principe que le Woofing), une bonne occasion de découvrir la vie un peu plus dans la nature et probablement dans une ferme.

Voilà pour les brèves nouvelles du moment, j'ai un peu de mal à m'organiser pour écrire plus vu que je bouge tout le temps en ce moment :)

dimanche 24 janvier 2010

Ce qui change

Aller, ça fait un moment que je n'ai pas parlé d'oz, et on me demande tout le temps comment ça se passe :). Au passage, je rappelle que vous pouvez vous abonner au blog pour savoir quand il y a de nouveaux billets, notamment avec un client mail comme Thunderbird (vous verrez qu'il y a de nouveaux billets de la même façon que vous voyez qu'il y a de nouveaux mails). Vous trouverez facilement comment faire sur le net.

Sydney ressemble pas mal à une grosse ville Européenne, mais du point de vue d'un français quelques trucs changent (pas forcément spécifiques à l'Australie, souvent issus de l'influence anglo-saxonne):

L'arrivée:

C'est la grosse démonstration avec le contrôle à la douane, les chiens qui passent dans les bagages et tout. Il y a le fameux papier d'immigration avec la case à cocher du style « comptez vous faire un Acte terroriste ? » ou un truc du genre.

La conduite:

Ici on conduit à gauche. C'est con à dire, mais quand vous avez passé la majeure partie de votre vie à regarder d'un côté de la route en traversant, faut faire gaffe... Mais bon, après avoir failli se manger une ou deux voiture et un bus, on apprend.

Les australiens indiquent souvent sur le trottoir où regarder pour les voitures, c'est pas idiot...

Les feux font du bruit (comme dans beaucoup de pays, en France ça arrive vraiment doucement). Au début ça fait la guerre des étoiles (non je dis pas starwars parce que je suis un vieux), mais on s'y fait, et c'est très bien pour les handicapés. De façons générale, j'ai la nette impression que les handicapés sont beaucoup plus pris en compte dans les infrastructures ici (ascenseurs dans les transports publics, braille, etc).

Les routes sont larges, souvent en quadrillage (comme à Nouméa pour ceux du caillou), les feux sont doublés (en fin de route, et sur la route en face après l'intersection), comme en Suisse. Les panneaux des rues ne sont pas sur des immeubles comme en France, mais souvent sur des poteaux, parfois en face de la rue. Je trouve ça moins pratique parce que je ne sais pas toujours où les trouver (des fois il n'y en a tout simplement pas, parce qu'on n'est pas à une grosse intersection), mais je pense que c'est juste une question d'habitude.

Niveau conduite, il faut se faire aux instruments inversés: on indique assez régulièrement qu'on va tourner à gauche en mettant les essuie-glace ou en changeant de vitesse. La conduite à gauche on s'y fait rapidement, mais quand on y pense: un moment d'inattention et on se retrouve du mauvais côté de la route. Pour les rond-points je n'ai pas eu trop de problèmes. Par contre on se pose quelques questions du style « où est la voie la plus lente ? De quel côté il faut doubler ? » (la voie de gauche et par la droite).

Oui parce que je conduis ! Je me suis acheté un van :). Bon je ferai un billet un peu plus tard dessus, pour l'instant je suis dans la paperasse et les premiers ennuis (fuite, enregistrement, équivalent contrôle technique, ça va me coûter cher cette histoire).

J'ai vu les fameux panneaux en losange jaune ! Pas encore ceux avec des kangourous, mais c'est déjà assez fun.

La forme de la ville:

Je l'ai déjà dit, mais le modèle est différent de la France: des gros building dans le CBD (Central Business District - quartier des affaires -, le cœur de la ville), avec quelques gros hôtels, mais les résidences sont majoritairement en banlieue. Les routes étant en quadrillage, les magasins, bars, et autres établissements sont tous alignés.

Les transports en commun:

Alors ça c'est une catastrophe à Sydney: plusieurs compagnies, un ticket pour l'un ne marchera pas forcément pour l'autre (par exemple prendre le tram ne permet pas de prendre le bus), on attend, c'est cher. Bon y'a quand même une navette gratuite qui fait le tour du CBD, mais qui s'arrête à 17h. Le centre se fait très facilement à pieds de toute façon.

Par contre le bus, faut s'y faire: si vous êtes à un arrêt mais que vous ne faites pas de signe au conducteur, le bus ne s'arrête pas (oui je sais, c'est souvent le cas en France aussi, mais je n'ai jamais raté un bus à cause de ça). Si le bus est trop plein (comprendre une quinzaine de personnes debout), le bus ne s'arrête pas. Si on va juste devant la porte avant que le bus ne s'arrête, le conducteur râle. Si le bus sort de son arrêt, fait 2,45 m et s'arrête à un feu qui _vient de passer au rouge_ et qui dure 10 min, et que vous, comme un couillon, vous arrivez et vous frappez à la porte pour demander qu'on vous ouvre, le chauffeur n'ouvre pas (fallait être là 3 secondes avant pour qu'il soit à l'arrêt et non à l'arrêt + 2,45 m). Oui oui j'ai déjà raté 2 bus (et attendu une fois plus d'une heure pour avoir le suivant).

la monnaie:

Les billets on une partie transparente, et les pièces ont des tailles qui surprennent: la pièce de 2 $ est plus petite que la pièce de 1 $, les cents sont plus gros que les dollars, et y'a pas de pièces de 1 ou 2 cents, autrement dit quand vous achetez un truc 2,48 $, c'est arrondi à 2,50 $. Et comme c'est anglo-saxon, faudrait que je mette le signe devant, et un point à la place de la virgule: $ 2.50

les cartes de crédit:

Elles n'ont pas de puce ici ! Et le code n'est pas nécessaire pour payer (on vous demande « code ou signature ? »), autrement dit, mieux vaut ne pas se la faire tirer. Quand vous payez, on vous demande « cheque, saving, or credit » ? Bon je crois que ça tape pas dans le même compte, ou je ne sais quoi, moi je mets toujours « credit ».

les communications:

Internet est à la rue complète par rapport à la France: c'est cher, limité (par exemple 10 Go/mois), lent. Mais on trouve assez facilement (du moins à Sydney) des réseaux ouverts (comprendre non protégés), sans trop savoir si c'est intentionnel ou pas. À Sydney on arrive à trouver des cyber cafés peu chers (2 ou 3 $ / heure).

La téléphonie est par contre beaucoup moins chère qu'en France: les cartes prépayés pour les portables sont utilisables, on s'en sort pour 20 ou 30 $ par mois. Bon c'est assez bizarre par contre: ils ne comptent pas en minutes mais en dollars, on voit des cartes du genre « carte à 20 $, 80 $ de communication ». On trouve aussi des cartes très abordables pour appeler des fixes en France (comprendre: si vous voulez que je vous appelle, donnez moi un numéro de fixe ! Et ça marche aussi pour ceux qui me lisent depuis un autre pays genre Autriche ou Suisse au hasard).

Backpackers:

Là c'est clair, l'Australie est LE pays des backpackers (routards), et Sydney semble en être LA ville. Il y a des auberges de jeunesse à tous les coins de rues, des bars pour backpackers, des magasins, des magasins spécialisés dans les vans, des plans touristiques partout.

J'ai lu je ne sais plus où que Sydney est une des villes les plus cosmopolites du monde, et ce n'est pas démenti: on croise de tout, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes venus souvent pour 1 an (le visa vacances travail a beaucoup de succès). À Sydney on croise de très nombreux français (j'ai envie de dire trop, pas que j'aime pas les français, mais ça dépayse pas beaucoup, et c'est pas top pour apprendre la langue) et beaucoup d'allemands aussi. Il y a une très forte population asiatique (le chinatown est impressionnant), mais j'ai aussi rencontré des colombiens, des canadiens, des américains, des anglais, des espagnols, etc. C'est vraiment super de pouvoir rencontrer des gens des 4 coins du monde, qui ont toujours de belles histoires à raconter.

La langue:

Alors là c'est de l'anglais c'est sûr, mais ça varie. Déjà le fameux accent: à Sydney on parle souvent à des étranger, donc l'anglais est assez facile à comprendre (parce que plus lent et avec des mots plus simples, mais des fois l'accent est incompréhensible).

Quand on croise un Australien, c'est très variable: certains se comprennent très facilement, d'autre c'est très très difficile (ceux qui viennent de l'ouest en général). En plus il y a parfois de l'argot, mais je pense que j'y serai plus confronté quand je vais quitter Sydney.

Souvent quand on ne connait pas un mot, le gros truc c'est d'essayer le bluf en utilisant le mot français avec un gros accent angliche, et souvent ça passe. Mais des fois on se retrouve avec des expressions qui changent, et là on passe pour un con =).

Genre on s'est foutu de moi quand j'ai dit « take a bath » pour aller me baigner à la mer: en effet ça se dit pour prendre un bain dans une baignoire, il faut dire « go swimming » (aller nager). On dit « to have a shower » (avoir une douche, et non prendre une douche).

L'heure ne se dit pas comme à on l'a appris à l'école, même si c'est bien évidemment compris. Ainsi on ne dit pas « half past seven » (7:30), mais plutôt « seven thirty ». Les numéros de téléphone se disent chiffre par chiffre et non par nombres de 2 chiffres comme chez nous.

Par contre les australiens reprennent très rarement quand on fait une faute s'ils arrivent à comprendre. C'est un peu dommage parce que du coup on ne peut pas se corriger.

Ah et l'accent frenchy, on le garde (y compris ceux qui sont là depuis plusieurs années). Souvent on me dit « vous, vous êtes français » à ma première phrase, parfois juste avec mon « hi » (salut). Bon il a l'air de plaire en général, alors c'est pas trop grave .

les loisirs:

Pour ce qui est des loisirs type cinéma ou musée, je ne peux pas trop en parler, vu que c'est souvent hors de prix (il y a certains musées gratuits ceci dit). Le dernier blockbuster (en 3D avec des gens bleus) sur l'Imax (le plus grand écran du monde) coute 27 $ (plus de 17 €) ! L'aquarium, la tour de Sydney sont aussi hors de prix. J'avais déjà pas spécialement envie de voir ça, ça a fini de me calmer.

En parlant de blockbuster, il y a les fameux magasins de cette enseigne d'où provient le terme.

les magasins, l'alcool:

La poste et les pharmacies sont de vrais magasins: on peut acheter des piles ou des jouets à la poste du coin, il y a de la pub pour les médicaments dans les pharmacies, et on peut en prendre bon nombre sans ordonnance (consulter un médecin est très cher ici).

On trouve partout des magasins de « médecine » alternative, notamment pour des plantes.

Les magasins ferment plus tard le jeudi, et beaucoup restent ouvert le dimanche (bon je vais pas lancer le débat ici, mais inutile de dire que j'en pense).

Un truc particulièrement chiant: les prix sont loin, très loin d'être toujours mis. Du coup faut demander (à chaque fois, ça gonfle vite), des fois vous faites pas gaffe, et ça peut vite saler l'addition.

Il n'y a pas de grandes surfaces au sens français, plutôt des magasins spécialisés. L'alcool ne se trouve pas dans les supérettes, mais dans des magasins séparés (les bottle shop). J'ai même réussi à trouver de bonnes bières belges, mais hors de prix. L'Australie produit pas mal de bières (assez moyennes pour celles que j'ai goûté jusqu'ici), bien plus que la Foster qui est une bière non consommée ici (on les comprend) et plutôt réservée à l'exportation. L'oz est aussi célèbre depuis quelques temps pour ses vins: on ne trouve pas de vins premier prix comme en France (ça commence autour des 10 $, plutôt 15 $ ou 20 $), et il faut reconnaître que j'en ai goûté un ou deux qui n'étaient pas mauvais du tout.

La vente d'alcool est interdite après minuit, et on ne peux pas consommer dans pas mal d'endroit: la rue, les parcs (oui j'ai déjà rencontré des flics à cause de ça), les plages (surtout pendant le Chrismas Eve, voir plus bas).

On trouve aussi beaucoup de magasins asiatiques, notamment un pas loin du chinatown avec plusieurs imposants rayons de nouilles instantanées (vous savez les nouilles à 40 cents qui se font en 3 minutes), des boissons asiatiques, tout un tas de variétés de soyos (bien plus que le seul kikoman classique qu'on trouve parfois en France), etc. J'ai même goûté une boisson à l'aloe vera.

Et le meilleur pour la fin: on trouve des tim tam !

l'écologie:

On ne peut pas dire que ça pose de gros soucis de conscience ici: littéralement tous les magasins ont la clim à fond avec les portes grandes ouvertes, j'ai vu plusieurs maisons avec les robinets qui ne ferment pas correctement et l'eau qui coule en permanence, ou des lumières et autres appareils restés allumés (ça rappelle malheureusement assez l'Europe sur ce point).

les petits boulots:

Il y a mal de petits boulots, et notamment - chose que j'avais déjà vue en Irlande -, des gens qui restent juste à tenir un panneau pour une pub, souvent en plein soleil, et distribuant des tracts aux passants. Boulot particulièrement dégradant, où on trouve bien entendu beaucoup de jeunes et autres backpackers sans le sou.

La salle de bain:

Dans les quelques salles de bain que j'ai vu, la douche est sur un mur, et l'eau s'écoule au milieu de la pièce. Pour se laver les mains, l'eau chaude et l'eau froide sont sur deux robinets séparés (pas de mitigeur), je n'ai toujours pas compris l'intérêt (même chose en Irlande).

Les manifs, la politique:

Alors là, rien mais rien à voir du tout avec ce qu'on a en France. Les manifs que j'ai vues ici, c'est des gens qui restent sur le côté d'un trottoir, sans un mot, avec juste des pancartes. Des fois y'a un mec qui fait un peu de bruit pour tromper l'ennui. Bref de la manif politiquement correcte.

Par contre j'ai pris contact avec quelques anarchistes: j'ai trouvé une librairie/bibliothèque/lieu de discussion très sympa, et j'ai été agréablement surpris par les bouquins que j'y ai trouvé. J'ai pu discuter un peu: l'Australie n'est clairement pas un pays de bouillonnement politique, mais on peut, en cherchant bien, trouver des activités, principalement dans les grandes villes (Sydney et Melbourne en tête). J'ai parlé de Nimbin, la communauté plus ou moins hippie qui s'est installée depuis quelques années au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales). Bien que ça semble être principalement un lieu de tourisme horticole, on m'a conseillé d'y aller pour voir comment « le temps s'est arrêté dans les années 70 » là bas. De toute façon, depuis mon excellente expérience à Longo, j'ai bien l'intention de voir d'autres types de communautés alternatives (même si je suis plus intéressé quand il y a une véritable action politique derrière).

En tout cas ce lieu libertaire m'a bien plu.

La vie de nuit:

Pour l'instant j'ai été très déçu par Kings Cross, réputé pour être le quartier de la nuit: c'est surtout des boites à DJ, hors de pris et sans ambiance. J'ai plus apprécié Newtown - qui est plutôt le quartier alternatif -.

Mais je n'ai pas encore trouvé de bars conviviaux, pas chers, avec des groupes locaux ou alternatifs, où on peut discuter et rencontrer du monde facilement, j'ai l'impression qu'il y a une grosse différence culturelle de ce côté.

On m'a cependant parlé d'Annandale Hotel, un bar alternatif, je n'ai pu y entrer une première fois (complet), j'espère pouvoir essayer avant de quitter Sydney.

La communauté gay:

Sydney est réputée pour héberger une des plus importantes du monde, avec San Francisco. J'ai fait un tour dans une boite gay dans Oxfort street, c'est assez sympa: des déguisements hauts en couleur de partout, c'est pas cher, y'a des spectacles (un peu dans le style Priscillia folle du désert pour ceux qui ont vu le film - merci Fabien pour le conseil - ), et, contrairement à ce que j'ai pu voir en France, c'est ouvert pour les hétéros (les « straights »). Sydney est très ouverte sur la sexualité, et on ne peut que saluer. On croise beaucoup de travestis, et ça semble ne choquer personne (même si j'imagine que l'intolérance est présente ici aussi).

Oxfort street est une expérience à vivre un samedi soir vers minuit, c'est assez particulier.

En février il y a le Mardi Gras à Sydney, qui est célèbre notamment pour les animations de la communauté gay sur Sydney, mais je ne serai probablement plus là à ce moment.

La religion/sectes:

On voit des pubs pour Jésus, même des guerres de religions genre « ne laissez pas les chrétiens vous détourner de Jésus ». La scientologie a un immeuble assez énorme en plein centre (comme dans pas mal de villes en France).

La télé:

Alors là, c'est tout simplement insupportable. Il y a des pubs toutes les 5 min, et je n'exagère pas. J'ai essayé de regarder un ou deux films pour travailler mon anglais, dès qu'on est un peu dedans, boom pub. Je pense qu'il y a aux bas mots une dizaine de plages de pubs pendant un film (parfois même des infos, des bandes annonces, l'annonce du programme suivant). J'avais envie de les tuer quand ils ont fait ça avec Edouard aux mains d'argents. En plus de ça le générique est laissé dans un coin en montrant autre chose, sans aucun respect pour ceux qui y ont bossé. Tout est extrêmement agressif (surtout la pub), ça cri tout le temps. Bref, déjà que la télé est inregardable en France, ici ça bat des records.

le courrier:

les format enveloppe et papier à lettres sont beaucoup plus petits (et les timbres énormes, pas super pratique). Le papier à lettres que j'ai vu comporte des lignes, le code postal se trouve à gauche. Le papier à lettres est très fin, rendant difficile d'écrire sur les deux faces.

la nourriture:

On va couper tout de suite court à une idée reçu: on peut manger très bien en Australie. Les fruits et légumes ne sont pas chers, la nourriture asiatique non plus (spécialement à chinatown). Bon c'est sûr que si vous allez manger dehors et que vous passez votre vie dans les très (trop) nombreux fastfoods, à bouffer du hamburger tout le temps, ça va pas être super.

Je cuisine plus qu'avant, et c'est bien agréable. J'ai pu refaire les biscuits à l'anis que ma grand mère paternelle faisait et que ma mère me faisait quand j'étais petit (merci pour le recette m'man :) ), et qui ont eu beaucoup de succès:

En plus de ça, une de mes (ex) colocs est passionnée de cuisine et fait des études dedans, autant vous dire que c'est (était) le bon plan ! Elle fait assez souvent des plats asiatiques ou autres (non Soul, ne pleure pas !).


les glaces:

Désolé Adrien pour ton plan pour faire fortune en vendant des glaces en oz: mais il y en a partout ici.

Vous avez déjà vu dans les cartoons le marchant de glace avec la musique horripilante ? Ben on a le même et j'ai envie de le tuer quand il passe pendant plusieurs heures dans les rues. J'en ai gouté une, c'est absolument infecte ! Bon par contre il y a des glaces italiennes dans certains endroits stratégiques (comme le quartier italien !), qui semblent bien meilleures...

La mer:

c'est grand, y'a du sable, du Soleil, et des vagues ! Y'a des surfeurs de partout, le pied.

Les gamins jouent moins au foot qu'au criquet, où à une espèce de rugby (peut être le fameux football australien, ou footy ?).

Ils aiment bien dessiner des trucs dans le ciel avec les avions: des smileys, des « bondi » (nom de la plage), c'est marrant mais pas top niveau écologie.

les barbecues:

Ça, c'est excellent ! Les australiens sont très friands de barbecues (ou BBQ comme ils disent ici), et il y a des BBQ publics un peu partout: dans les parcs, les plages, etc. Il suffit d'appuyer sur un bouton et c'est parti. C'est vraiment excellent de se faire un BBQ sur la plage, en tapant la discut' avec un peu tout le monde.

Ils sont différents des nôtres par contre: des espèces de machines à gaz infernales chez les particuliers, sur les plages je pense que c'est plutôt électrique. Au lieu d'une grille on a une plaque: je trouve ça moins bien pour la viande (surtout que vu que c'est électrique ou à gaz, on n'a pas la fumée qui vient la parfumer), mais ça a la gros avantage de permettre de tout cuire, notamment les légumes (les végétariens doivent apprécier).

la nature:

Inutile de dire qu'elle est extraordinaire ici. Des arbres immenses, des animaux fabuleux partout. Et en plus ça change entre le jour et la nuit... Je suis resté le dernier coup dans un parc en plein centre de Sydney pendant la nuit, et des dizaines d'Opossums (une espèce de croisement entre un chat et un écureuil) sont sortis de partout, se dressant sur leur pattes arrières pour nous regarder, ou grimpant aux branches, pour s'y accrocher avec leur queue et y chercher de la nourriture.

J'ai aussi déjà croisé, en me baladant à Manly (une île avec plusieurs plages sympas, très populaire) un énorme lézard, de la taille d'un petit chat (et beaucoup plus long bien sûr). Une dame nous a expliqué qu'il était capable de nager, ça doit être impressionnant dans l'eau.

La ville, en dehors du CBD bien sûr, est peu dense, il y a beaucoup de nature partout, des parcs, des arbres entre les maisons, c'est très agréable.

le temps:

D'après ce que j'ai entendu, c'est assez spécifique à Sydney: il est très (très très) changeant; vous pouvez avoir 35 °C un jour, et en perdre 10 le lendemain, avoir un soleil magnifique le matin et de la pluie l'après midi, une fois une nuit chaude, une fois il faut la couverture. Comme je l'avais déjà entendu, on peut avoir les 4 saisons en 1 jour ! Bon on a quand même des semaines complètes de soleil (et il tape !). Il y a parfois beaucoup de vent (ça rappelle Marseille); entre le soleil, le vent et les vagues, c'est le paradis pour les surfeurs, véliplanchistes, et autres amateurs de sports de mer. Il y a aussi des événements exceptionnels comme des tempêtes de sable, il y en a eu une apparemment impressionnante il y a quelques mois, avant que j'arrive.

les temps:

Et oui, il y a dix ans déjà que je revenais de Paris où j'avais fêté l'an 2000, ça me semble hier. C'est incroyable de penser à tout ce qu'il s'est passé en si peu de temps. Tout va décidément trop vite.

la maison:

je viens de quitter ma coloc, et je suis pour l'instant chez un ami, le temps de régler les problèmes avec le van. Je devrais bientôt prendre la route, le véritable début de l'aventure...

mercredi 30 décembre 2009

R.I.P.

À l'origine, je voulais faire un post pour rappeler rapidement ce qu'est le projet Open Moko, et pour dire que grâce au Freerunner, à Navit et à Open Street Map, j'avais un navigateur GPS entièrement Libre (soft et hard, sauf les satellites...) qui fonctionnait parfaitement en Australie (du moins à Sydney) et qui m'avait déjà bien dépanné.

Oui mais voilà... Je n'ai pas écouté le visiteur du futur qui m'a dit « Surtout, ne lance pas cette machine à laver ! ».

Parce qu'en lavant mon linge (NDM: ce qui tend à prouver que ça m'arrive de laver mes affaires), j'ai embarqué avec le reste de mes draps le fameux appareil, utilisé peu avant sur le lit.

Donc voilà, je me retrouve sans téléphone, et sans ce jouet (de bourgeois il faut bien le dire, mais fait vraiment avec le bon esprit). Je peux vous dire qu'on se sent vraiment stupide dans ces moments...

Pour rappel, le Free Runner est le deuxième appareil du projet Open Moko, qui vise à produire un téléphone libre (logiciellement et matériellement - comprendre que tout ce qui sert à le construire, les schémas et autres codes sources, est disponible librement sur internet [à l'exception d'une puce pour des raisons de NDA* il me semble] -), ce qui est assez osé et bien joué dans ce domaine ultra-concurrentiel.

Malgré des débuts difficiles (communications très mauvaise, autonomie faible, etc), le projet était vraiment arrivé à quelque chose d'utilisable (je m'en servais sans problème majeur comme téléphone de tous les jours).

Navit quant à lui est un logiciel Libre (bon si vous lisez ce blog vous devez avoir plus ou moins une idée de ce que c'est, sinon je vous invite à lire la page wikipédia et mes archives), qui est lui aussi parfaitement utilisable grâce notamment à Open Street Map.

Open Street Map est un projet de cartographie mondiale, mais où les données sont libres et librement éditables par tout le monde. Vous allez me dire « oui mais l'autre grand machin là, ils nous pond des cartes et bientôt un logiciel GPS tout gratos », et je vais vous répondre que d'une part ce n'est gratuit qu'en apparence (le but étant d'être démocratisé puis rémunéré par des pubs, et je ne parle même pas des problèmes de vie privée), et d'autre part ce n'est pas libre (on ne fait pas ce qu'on veut des données, loin s'en faut). OSM (ça fait classe l'acronyme hein ?) est mature dans de nombreux pays (en Australie, ou du moins à Sydney c'est le cas donc), avance très (très très) rapidement, et vous faites ce que vous voulez des données, y compris les embarquer pour une consultation hors ligne (comprendre: prendre la carte et la consulter dans un navigateur GPS sans nécessiter une connexion internet). On l'appelle souvent le « Wikipédia de la cartographie ».

Enfin le visiteur du futur est une web série vraiment bien faite et drôle que vous trouverez sur frenchnerd. Elle n'est malheureusement pas libre, mais d'autres vidéos sur ce site sont sous Creative Commons (bon c'est technique les licences, mais un coup de wikipédia répondra aux questions des intéressés)[apparemment j'ai parlé trop vite pour les creative commons, j'avais vu la mention sur frenchman, mais il semble plutôt qu'elle soit là pour la musique]. Un bel exemple de ce qu'on peut faire avec du talent et peu de moyens.

Bon Ange, Wild Cat et Jerry ça suffit là, je vous entends rire jusqu'ici (les intéressés comprendront).

PS: au moins mon FreeRunner est propre maintenant :o/

* Non Disclosure Agreement (accord de non divulgation): un truc tout pourri pour dire « en gros je veux bien t'expliquer - mais juste à toi - comment je le fais mon gâteau, mais tu le dis à personne hein, parce que sinon je t'envoie mes potos de la police, et ils vont te péter ta gueule. »

dimanche 29 novembre 2009

G'day oz

Bon sur ce coup on va faire un petit saut dans le temps, je suis un peu over à la bourre sur mon blog, et pas mal de monde me demande comment ça se passe en oz, aussi je vais passer directement à Sydney et j'espère revenir à Longo Maï et le reste de mon road trip à moto dans un futur post.

Je ne pouvais évidemment pas partir sans un minimum de stress... Après avoir logiquement oublié mes 2 pots de tapenade et de tapenade-spéciale-par-un-chef-machin-bidule-truc que je destinais à ma canapé-surfeuse sur le comptoir du magasin parisien (pour autour de 12 € quand même), je me levais doucement avec une légère avance pour partir tranquillement pour l'aéroport.

Un premier au revoir un peu précipité à ma frangine (mais bon y'en aura un deuxième dans l'histoire, l'intéressée comprendra pourquoi), une douche, un check-up, tout semble ok.

Je pars tranquillou donc, ligne 6, ligne 14. Et là, l'annonce qui fait plaisir quand on a un avion pour l'autre bout du monde: « très fortes perturbations sur le RER B ». Mouhahahahahahan les petits feinteurs, on me la fait pas à moi ! Je vais voir sur le quai... Ah... quand même... y'a du monde... ça a l'air vachement réel leur blague là... euh monsieur il avance vraiment pas votre bousin là ? C'est pas que je suis pressé, mais pas loin...

Bon, on va suivre le conseil, RER A, descente à Nation, recherche du bus 300jesaispluscombien, le tout en courant et avec 20 bons kg sur le dos. Évidemment je prends pas la bonne sortie, je fais le tour de Nation (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est genre un énorme rond point), toujours au pas de course, et je fini par trouver l'arrêt. Oui, mais le bus n'arrive pas avant 15 min, et il met une bonne heure pour atteindre Charles-De-Gaule.

Et voilà comment on s'allège d'encore 40 € dans un taxi, je serais probablement arrivé dans les temps (très très juste) avec le bus, mais le risque était trop important.

Bon par contre, pas vraiment le temps de me changer, ça va être sympa l'odeur de sueur après avoir couru avec les 20 kg sur le dos...

Je peux enfin me poser, ce coup-ci plus grand chose (du moins dépendant de ma volonté) ne peut m'empêcher d'atteindre le pays-continent.

Même si 20 heures de vol ça peut paraître long (surtout pour des zoreils), j'aime assez ce genre de voyage: avec les divertissements ça passe désormais assez vite (finalement on matte 3/4 films, on bouffe, on dort, et voilà), et c'est vraiment un moment où on n'a strictement rien à penser: les préparatifs sont derrière, les choses à gérer à l'arrivée sont plus tard, on n'a qu'à se vider l'esprit, discuter avec les voisins, imaginer ce qu'on va faire, c'est vraiment la transition entre 2 vies.

Et puis j'ai pris le fameux A380 (entre Paris et Singapour), et en plus j'ai eu le droit aux portes de secours (pour ceux qui ne prennent pas l'avion, ça veut dire tout la place qu'on veut pour les jambes, et sur plus d'une dizaine d'heures de vol, c'est vraiment appréciable). L'avion est évidemment assez massif (plus gros avion civil de tous les temps, et 3ème plus gros de l'histoire), très bien équipé (écrans haute définition, sièges confortables), et Singapour-airline propose des centaines de films -nbien que beaucoup ne soient pas doublés/sous-titrés en français -, pas mal de musiques et de "radios", des jeux - certains même multijoueurs -, des émissions TV etc. À noter quand même quelques bugs, et je n'ai pas pu voir certaines émissions TV.

Singapour-Airline a une excellente réputation, et faut reconnaître qu'ils font bonne impression (mais le service est finalement assez comparable à ce que j'ai pu connaître avec Air France et KLM, l'originalité des uniformes en plus).

L'arrivée à Singapour dans les temps me laisse 2 heures pour découvrir l'aéroport qui a la réputation d'être un des mieux équipés au monde. À noter que j'ai changé mon plan initial qui était de rester 2 jours dans la ville/pays/île, la politique dictatorial qui y sévit (interdiction de mâcher des chewing-gums, châtiments corporels, peine de mort automatique à partir d'une certaine quantité de drogue, peines pour comportements équivoque vis à vis des femmes, délation, censure, grèves interdites, et j'en passe) m'ont découragé d'y séjourner.

L'aéroport est cependant à la hauteur de sa réputation: bon outre les nombreux magasins dont je n'ai pas grand chose à faire, des chargeurs gratuits pour les téléphones sont à disposition, internet est gratuit (wifi, ou par tranches de 15 min sur des ordinateurs publics), il y un jardins aux papillons, des machines pour masser les pieds (toujours gratuitement), des télés, des aquariums (le "ne pas nager, ne pas pêcher" m'ont beaucoup fait rire, j'imagine le gars en transit qui se fout en maillot, pique une tête avant de sortir sa canne à pêche en plein milieu de l'aéroport), etc. Les 2 heures sont passées rapidement et m'ont permis de me dégourdir les jambes.

Encore un navion (plus petit ce coup ci), un film, un dodo, et on arrive (enfin on passe un bon paquet d'heures à survoler l'Australie avant d'arriver à Sydney, c'est assez impressionnant).

On n'est pas tout à fait au bout de nos peines: il y a encore les formalités douanières (vérification de passeport, chien qui passe parmi les bagages, déclarations diverses, et pas mal d'attente). Un petit livret fourni gratuitement permet de patienter un peu plus facilement, et on a la bonne surprise de découvrir quelques réductions à la fin, notamment sur les musées et sur l'Imax (oui, parce qu'il y a le plus grand écran de cinéma du monde à Sydney môssieur).

Encore un taxi (toujours 40, mais dollars ce coup-ci), et me voilà en plein Kings Cross, un des quartiers principaux de la nuit à Sydney. Je trouve rapidement l'immeuble, mais passe un bon moment à pester parce qu'il n'y a pas le nom de la personne chez qui je dors sur la sonnette... Avant de comprendre que le 12/ dans l'adresse correspond en fait au numéro où appuyer, il n'est en effet pas d'usage de mettre son nom sur les sonneries ici.

On m'ouvre la porte, je monte 3 étages et je peux enfin poser mon sac. Je suis hébergé par un couple Russo/Australien et leur colocataire, tous très accueillants et chaleureux, avec qui je sympathise immédiatement. Après avoir discuté un peu ils m'emmènent faire un tour à pieds.

Sydney n'est pas du tout faite comme les villes française, ici c'est plutôt le modèle états-unien (enfin d'après ce que j'en ai appris à l'école, n'ayant encore jamais mis les pieds chez l'oncle sam): le centre est le "business district" (quartier des affaires, avec les banques, les magasins, etc), et les résidences sont plutôt en banlieue. C'est assez impressionnant, le passage, d'un coup, de maisons assez classiques à un amas d'immenses gratte-ciels, dont la fameuse "Sydney Tower".

On marche un peu le long d'un port de plaisance, et je peux apercevoir au loin le bâtiment le plus célèbre d'Australie, l'opéra de Sydney (et il a vraiment de la gueule).

Retour sur nos pas, et encore un petit coup de dodo, pour commencer à se caler sur le nouveau fuseau horaire.

Le lendemain je fais un tour en ville avant d'entamer les formalités administratives, et me rend dans le "Royal Botanic Garden" (jardin botanique royal). Là c'est le premier choc: je vois plusieurs espèces d'oiseaux que je n'avais tout simplement jamais vu avant, qui se baladent tranquillement parmi les gens. Deux m'ont particulièrement marqué: l' « oiseaux punk » avec une crête iroquoise jaune (on m'a dit plusieurs fois le nom depuis, mais j'arrive pas encore à retenir), et un autre avec un bec relativement long, qui laisserait un renard à jeun retourner au logis. La faune est exceptionnelle dès la grande ville (je n'imagine même pas ce que ça sera dans l'outback), et les cris sont un poème à eux seuls. Quelques panneaux invitent à marcher sur l'herbe et sentir les fleurs, c'est très agréable (dommage que quelques autres panneaux "des caméras ont été installées pour votre sécurité" viennent gâcher le paysage).

Après l'ouverture du compte en banque je fais une petite marche dans la ville. Le centre n'a rien de bien exceptionnel, ça ressemble pas mal à ce qu'on a en Europe. Mes cheveux nécessitant une importante réduction, je profite de l'invitation "men haircut $12" (coupe de cheveux pour homme à 12 $, soit 7,30 € environ).

Je rentre, cherchant où m'annoncer et demander s'ils ont de la place. Me voyant tourner, un des coiffeurs me dit de m'assoir.

Les sièges sont placés tout en longueur, comme une sorte de fille d'attente. Au bout de quelques minutes, j'entends "next one" (suivant). Je vais au bout. Une femme d'une quarantaine d'années, assez forte, à l'air patibulaire (mais presque comme dirait l'autre) m'invite à prendre place. Elle me met le tablier, du PQ autour du cou (si si) et me demande ce que je veux.

Alors là je pense qu'un simple rafraichissement ça doit pas se dire « refreshment », parce que vu le regarde dédaigneux qu'elle ma lancé quand j'ai dit ça (*).

À ce moment, je m'attendais à un shampoing, du style massage de la tête qu'on a chez nouzaut'.

Mais au lieu de cela, c'est le scénario d'horreur qui débute: elle me sort le spray produit à vitre, m'en met 4 jets sur la tête, et d'un coup je vois ce rictus se dessiner sur sa bouche, elle prend un rasoir dans une main, des ciseaux dans l'autre, et avant même que j'ai le temps de réagir je vois une tempête de cheveux déferler autour de moi.

Je pense qu'il y avait de quoi faire une peluche taille réelle d'un Léonberg (oui oui, je pense à un en particulier). Les peut-être 1 min 17 que ça a duré ont été parmi les plus longues que j'ai eu; je me voyais déjà chauve. Avant que mes mains aient le temps de se décrisper, elle me passe le pinceau et me met du talc partout.

Ça restera sans doute la coupe de cheveux la plus rapide de ma jeune vie, et je me suis probablement rendu chez le coiffeur le plus touristique de l'hémisphère Sud, mais quoi qu'il en soit le résultat est tout à fait correct (bon en même temps pour mes cheveux c'est pas hyper compliqué), et je sors encore sans sac sur la tête.

Le week-end arrivant, mon hôte russo-australienne, m'invite sur un coup de tête à aller dans sa famille, à 3 heures en voiture de Sydney (mais je ne sais pas du tout dans quelle direction, ni le nom de l'endroit, il faudra que je lui demande). J'accepte bien évidemment, appréciant d'une part les plans de dernière minute, et d'autre part la découverte de nouvelles choses.

Le week-end sera tout bonnement excellent: ses parents sont très accueillants, la maison est agréable, et je prendrai mon premier bain. Le réveil en face de la mangrove, le soleil, le petit coup de diabolo me rappellent furieusement certains campings sur le caillou, et ce n'est pas pour me déplaire.

L'après-midi, on part pour une petite marche dans le bush (bushwalk). Et moi qui m'attendais à faire mon premier bushwalk en armure, avec 4 épées, 2 lance-flammes, un gps et une dizaine de fusées de détresse, je me rends rapidement compte que l'idée qu'on se fait en Europe de la dangerosité des lieux est un tantinet exagérée: pas de serpent à chaque pas, pas d'araignée de 6 mètres de haut qui vous saute au visage, pas de dingo qui vous renifle les fesses. On finira même par se retrouver à pieds nus au bord de la mangrove, essayant de faire du stop avec les (enfin le) bateaux qui passent. À noter que sur ce coup l'escargot flottant qui est passé n'était pas très cool, malgré nos cris et signes, c'était un peu genre "je vois rien, j'entends rien".

C'est pendant cette marche que j'ai pu voir mon premier kangourou sauvage !!!!

Bon d'accord, il finissait de traverser la route quand je l'ai vu... Disons que c'est pendant cette marche que j'ai pu voir mon premier cul de kangourou sauvage !!!!!! Et ça, il faut le dire, c'est quand même la classe ! Bon le second je le verrai sous la forme d'une crêpe sur l'autoroute, c'est déjà beaucoup moins conte de fée, mais le dites pas aux enfants.

Cet excellent week-end fini, retour à Sydney pour la partie galère de recherche de colocation. Et quand je dis galère, je veux vraiment dire galère, il y a un marché hallucinant autour des colocations là bas, surtout en cette période où tout le monde veut venir pour les festivals et les feux d'artifices du nouvel an.

Déjà, c'est très cher (ici ça se compte à la semaine, et je n'ai rien vu de potable à moins de 150 $/semaine - soit env. 370 ~ 400 €/mois -, avec 600 $ de caution). Ensuite, la plupart des colocations sont en fait des "room share", c'est à dire des chambres partagées. J'ai vu des appartements minuscules avec 4 ou 6 personnes par chambre. En plein centre, c'est des rideaux pour faire une chambre de fortune au milieu d'un studio, ou des balcons fermés avec des portes coulissantes et quelques cartons. J'ai vu un mec qui proposait un studio ridiculement petit à partager pour 2 personnes pour 150 $/semaine, je n'aurais bien entendu pas accepté ça, mais je demande, histoire de, « pas de soucis si j'amène un pote de temps en temps boire une bière ? », et lui de me répondre « non, pas de pote, pas de bière ».

Certaines annonces sont proprement incroyables, à la limite du racisme: la plupart sont "female only" (filles uniquement), de nombreuses précisent "asian only", parfois "asian male only" (garçon de type asiatique uniquement). J'ai aussi vu des "gay friendly" (encore que là ça peut se comprendre, j'imagine qu'une colocation entre un couple homosexuel et quelqu'un intolérant peut rapidement tourner au cauchemar), et une qui m'a fait beaucoup rire, j'ose espérer que c'était de l'humour, "31 y old male only" (homme de 31 ans uniquement).

J'ai aussi eu le coup d'un gars qui propose une chambre indépendante, à 160 $/semaine, bien placé, ça semble assez honnête. Il me dit n'être dispo qu'à 20h30. Je lui envoie plusieurs sms (depuis mon numéro français, donc bien chers) pour lui dire que je viens visiter. J'arrive pile à l'heure, j'envoie un sms pour dire que je suis là. Je vois un mec sortir, en rangeant son téléphone, style bourgeois d'environ 25/30 ans, un casque à la main, il me regarde à peine en passant, je pense que c'est un des locataires. Au bout de 5 min, une fille arrive et me demande si j'attends pour un appart. Elle me dit que le gars qui vient de passer est le mec qui loue l'appart, que l'appart est parti depuis 5 min, et qu'il fait toujours le coup de ne pas prévenir les autres qui attendent. D'autre part, il semble traiter les locataires avec mépris, et pour ce que j'ai vu des pièces, elles sont dans un état de délabrement impressionnant. Toujours d'après elle, environ 300 personnes louent des chambres ici (la plupart du temps partagées), un business bien lucratif. En partant je croise un italien, qui attendait lui aussi pour l'appartement. J'enverrai un sms en réponse, même en sachant que c'est dans le vent.

Il y a une chambre que j'ai failli prendre, 150 $/semaine, chambre indépendante, un peu excentrée, mais facilement accessible en bus (les transports en commun sont toutefois très chers et particulièrement mal foutus, sans compter qu'ils sont partagés entre je ne sais combien de compagnies privées, du coup un pass qui marche pour un type de train ne marchera pas pour un autre). La fille s'en va en vacances et la loue en attendant, la maison est à partager avec un musicien que je n'ai pas vu. Première "surprise", contrairement à ce qui est annoncé dans l'annonce, internet n'est pas compris dans les 150 $, mais à payer en plus, soit, d'après elle, 30 $/mois. La deuxième est autrement plus gênante, au moment où j'accepte, par téléphone, elle me dit « au fait, il n'y a aucun meuble dans la chambre » (je l'ai bien entendu visitée avec bureau, lit avec sommier et tout et tout). Bref, j'accepte sur le coup, à 21H, avant de me rétracter et de lui dire le lendemain à 9h qu'il me faut un jour de plus pour me décider. Elle me rappelle « tu me mets dans une situation difficile, je pars dans 2 jours, j'ai du annuler plein de monde, blah blah blah ». Bref, je ne regrette pas d'avoir pris cette journée en plus, je n'aurai aucune réponse à mes sms suivants.

Viennent enfin les 2 meilleures colocations que j'ai vu.

La première, très bien placée, est à 160 $/semaine, une chambre partagée, mais une grande, et les occupants semblent agréables. Le salon n'est pas énorme, pas trop de place pour utiliser l'ordi. Cependant il y a une assez grande piscine (la plage étant éloignée du centre), et surtout le toit de l'immeuble est très grand, offre une vue superbe sur les alentours, et dispose d'un barbecue à gaz - ce dont les australiens sont très friands -, de quoi faire des soirées sympas. Je réserve la chambre pour quelques heures, le temps de voir la dernière coloc.

J'ai rendez-vous à 20:30 (en plein dans le noir), à Lilyfield pour ceux qui connaissent. C'est un peu éloigné, 15 min en tram et 20 en bus, ça veut dire qu'il faut compter l'attente des transports et surtout leur prix (un bon 20/25 $/semaine). Mais la chambre est la moins chère que j'ai vu (140 $/semaine, caution de 200$).

Je cherche un peu (pas évident de lire le plan dans la noir), et me retrouve dans un quartier résidentiel très sympa, calme (au passage d'un avion de temps en temps près), au milieu des arbres. Numéro 8, Numéro 16, hum c'est entre les deux, ah y'a un passage ça semble être là.

Je vois 2 filles souriantes qui discutent « tu viens pour l'appart ? ». Elles me présentent le garçon que j'ai contacté, un français très accueillant. Il me fait visiter, et là c'est le coup de foudre: une grande maison, vieille, avec beaucoup de charme, un balcon au premier, un grand balcon au deuxième étage, et un accès au toit que je découvrirai plus tard avec une vue superbe sur Sydney. J'ai ma propre chambre avec matelas double, le plafond et les murs sont moisis, la porte est cassées (hum, "défoncée" serait pus juste :) ), mais ici ça donne un charme fou. Le salon est grand et on ne se marche pas du tout dessus, et surtout on me dit tout avec honnêteté, y'a pas grand monde sur le coup (curieusement), le mur est moisi mais c'est vivable, pas de soucis pour amener du monde, faut juste respecter le bruit pour les autres surtout que certains passent des exams - ce qui est on ne peut plus normal -. C'est la première colocation où je me suis vraiment senti chez moi, j'ai donc accepté sans l'ombre d'une hésitation.

Me voilà donc en coloc Avec 5 autres personnes: 3 japonnais (2 filles un garçon), un français et un espagnol qui va partir dans 2 semaines, je reste ici jusqu'au 20 janvier, je vais pouvoir commencer à me poser vraiment...

(*) pour la petite histoire, refreshment c'est bien rafraîchissement, mais pour une boisson, elle a du croire que je lui demandais une bière :D

un aperçu de la maison où je colocationne: