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mardi 20 mai 2014

Salut à Toi à l'Ubuntu party ce dimanche

Salut à vous,

je ferai une conférence ce dimanche à l'Ubuntu party, à la cité des sciences et de l'industrie à Paris. La conférence aura lieu au « studio » à 11h. N'hésitez pas à venir poser vos questions et discuter.

mercredi 9 avril 2014

SàT aux JDLL à Lyon ce week-end

Salut à vous,

un petit billet pour vous rappeler que nous serons présents aux JDLL ce week-end à Lyon à la Maison pour Tous (Salle des Rancy, 249 rue Vendôme). J'y donnerai une conférence samedi à 12:30 pour expliquer un peu les dernières nouveautés et l'avenir du projet. N'hésitez à venir nous rencontrer et poser vos questions :)

mercredi 13 mars 2013

Conférence à Paris le 18 Mars

Salut à tous,

Grâce à Parinux, je vais faire une conférence lundi prochain pour présenter le projet « Salut à Toi », n'hésitez pas à venir pour discuter si vous vous y intéressez, en tant qu'utilisateur, contributeur potentiel, ou autre.

La conférence aura lieu à l'Espace Public Numérique la Bourdonnais, à côté du Champs de Mars, et commencera vers 19h15. Il faut vous inscrire: l'entrée est libre, mais il faut estimer le nombre de participants. Toutes les infos sont ici: http://www.parinux.org/content/conference-de-presentation-du-projet-%C2%AB-salut-toi-%C2%BB-par-goffi.

Le projet bouge bien en ce moment, c'est le bon moment pour venir discuter :)

Goffi

vendredi 30 septembre 2011

De l'urgence d'agir

À force de discussions, je me rends compte que beaucoup de gens ne comprennent pas forcément l'énergie que je mets dans mon projet (Salut à Toi), ou sentent qu'il y a un problème avec des services comme Facebook (FB), mais ne savent pas exactement quoi. Aussi, je vais expliquer ici certains des principaux problèmes que posent ce dernier.

La centralisation

Un des problèmes majeurs de FB est sa centralisation, c-à-d la concentration des informations qui y sont déposées ou y circulent au sein d'une même entité, et a fortiori une entité privée à but commercial ayant déjà eu des actes et paroles douteux (nous y reviendrons).
La centralisation permet la censure et le contrôle (par FB, pas par vous), facilite l'analyse de données (comprendre la lecture de votre vie), et éventuellement les mesures répressives d'état ou autre suivant le contexte.

Ces problèmes inexistants ? Chine, Iran, Corée du Nord, Turquie...
Ces problèmes inexistants dans des pays « démocratiques » ? La France et L'Australie sont sur la liste des pays sous surveillance [1] quant à liberté sur Internet.
Dites vous bien que le maccarthisme ce n'est pas si loin... Dites vous bien qu'avril 2002 ce n'est pas si loin; dites vous bien que les Lumières et les Droits de l'Homme, ça commence à être un peu trop loin...

Les risques informatiques d'aujourd'hui

Une chose qu'il est peut-être difficile de comprendre, c'est ce qu'on peut faire aujourd'hui avec toutes ces informations. Je vous passe toutes les techniques d'analyses de données de masse [2] qui notamment permettent aux grandes chaînes de bien placer les rayons pour mieux vous faire dépenser, pour se concentrer sur des cas plus évidents.

Tout site qui a un bouton « j'aime » ou « partager » qui pointe sur le site de FB leur transmet des informations, et permet à FB de tracer les sites que vous visitez, même si vous n'êtes pas connecté... ou même si vous n'êtes pas inscrit [3]. Ainsi il peut leur être possible de savoir que vous avez lu tel article, que vous vous intéressez à tel produit, tel livre, que vous regardez telle vidéo.

Imaginez que vous soyez militant, pour une quelconque cause - écologie, politique, syndicat, nucléaire, ou autre - et que cela ne plaise pas forcément aux autorités (d'entreprise, locales, nationales, peu importe). Sachant les ennuis que cela peut vous causer, vous faites bien attention à ce que vous faites sur internet, et notamment vous vous gardez bien de mettre vos opinions politiques, religieuses, ou autre sur votre profil FB.

Maintenant, de fil en aiguille, suivant votre activité, vous rencontrez d'autres militants, que vous ajoutez, et qui eux ne prennent pas toujours les mêmes précautions que vous.

Même à supposer qu'il ne mettent pas de photo de vous pendant une action, ou aucun commentaire du genre « tu viens à la manif demain ? », le simple fait d'être amis avec vous, et que vous en ayez plusieurs peut vous trahir.

D'autre part, les techniques de reconnaissance d'images, et en particulier de visages, on beaucoup progressé ces dernière années. Une simple photo de vous - anonyme dans la rue - peut vous associer automatiquement [4] à votre compte FB, votre nom, votre adresse IP, vos amis, et toutes les informations que vous avez entrées. Fini les policiers qui parcourent le journal pour savoir qui était dans telle ou telle manifestation.

Sans même aller jusqu'au cas militant, votre vie et vos contacts évoluent, et il peut être ennuyeux de laisser votre historique depuis votre naissance [5] sur des machines que vous ne maîtrisez pas. Quand on pense qu'il y a 10 ans on prenait peur de laisser son numéro de téléphone sur un forum ou au tollé qu'a provoqué le fichier EDVIGE. Et qu'on ne me parle pas du sempiternel «Je n'ai rien à cacher», signe d'un effarant manque de réflexion et d'ouverture. J'espère bien que vous avez des choses à cacher; j'ai des choses à cacher.

Les risques humains

La curiosité, vilain défaut ou pas, est humaine.

Je ne sais pas comment sont gérées les bases de données au sein de l'entreprise, ni combien elle a d'employés, ni qui a accès à quoi, ni comment et pour combien de temps tout est stocké.

Ce que je sais, c'est qu'il y a des risques pour tous les gens ayant accès aux données que vous mettez sur FB, qu'ils soient 10 ou 10000, de les récupérer, les lire et les analyser. Que ce soit un patron, un employé, une entreprise à qui on a vendu ces données, n'importe quelle entité sur le chemin de ces données comme votre fournisseur d'accès à Internet et ceux qui y travaillent, quelqu'un chez qui vous avez consulté votre compte, ou un pirate informatique; ces informations sont consultables d'autant plus facilement qu'elle ne sont pas chiffrées, c'est à dire qu'elle ne sont pas protégées.Cela revient à envoyer des courriers avec une enveloppe ouverte ou à avoir des conversation « intime » au milieu d'une pièce remplie de monde.

Le simple fait de consulter votre compte FB dans une bibliothèque ou sur un hotspot risque de permettre à n'importe quel apprenti pirate d'accéder à tout votre compte. [6]

La publicité

Peut-être êtes vous habitué à voir des trucs qui clignotent partout, que ça ne vous dérange pas pour lire ou regarder des photos/vidéos. Peut-être que vous acceptez que les données que vous envoyez soient diffusées à des entreprises commerciales. Peut-être que vous êtes résolu à vivre avec cette pollution visuelle, parfois sonore, et qui utilise votre connexion internet (la bande passante), que vous pensez que c'est un mal nécessaire. Peut-être que appréciez qu'on vous dise quoi acheter, où sortir, comment vous habiller, quoi manger, bref qu'on pense à votre place...

Moi non.

Le remplacement de l'existant

Jusqu'ici nous avions des moyens simples, efficaces, décentralisés et standards pour communiquer, tel que le courrier électronique ou les abonnements aux sites (flux atom). Ces moyens ont leur défauts, mais sont (étaient ?) répandus, et installables/utilisables par n'importe qui. Aujourd'hui - il s'agit là d'une simple constatation - j'ai le sentiment que ces moyens disparaissent au profit du confort aseptisé de FB. J'ai de plus en plus de mal à joindre mes connaissances - y compris les amis - par courrier électronique classique, qui ne devient plus qu'un outil pour les messages officiels. Ceci contraint à soit créer un compte sous la pression sociale, soit à avoir des difficultés à joindre ses proches.

On assiste purement et simplement à une privatisation du web.

L'uniformisation, la perde d'identité

Au début du web (et de sa démocratisation, dans les années 90), on voyait de nombreux sites de tous les styles, faits parfois avec amour (et plus ou moins bon goût), qui avaient une touche personnelle, un côté créatif.

Aujourd'hui, par soucis de simplification (moins de choses à gérer), d'efficacité (contacts et pubs facilités) ou pour je ne sais quelle autre raison, de plus en plus d'entités, sites, associations, sources d'informations choisissent de faire une page FB. Vous savez, ces pages qui ressemblent à un profil de personne, avec les infos, commentaires, les statistiques, les produits, les pubs; vous savez ces pages qui ressemblent à ces autres pages... toutes les mêmes.
Non seulement elles sont tributaires de ce que leur permet (et change parfois sans préavis) FB, mais surtout elles sont uniformes, identiques.
Depuis mon plus jeune âge j'entends des gens parler avec effroi (et il y a de quoi) du spectre de la pensée unique... Qu'en est-il du site web unique ?

Ce qu'on sait déjà, ce à quoi on peut s'attendre

Je parlais plus haut de paroles et d'actes douteux, revenons y. Il n'est même pas question ici de mentionner les courriels qui auraient circulé par le passé et des déclarations attribuées au (présumé) fondateur de FB, ou à ce qu'on trouve dans les médias (livre, film) parus récemment, mais de ce qui a été officiellement déclaré et assumé.

début 2010 Mark Zuckerberg déclare « Les gens sont maintenant à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, ils sont aussi plus ouverts et à plus d’internautes […] La norme sociale a évolué depuis quelques temps » et « Les enfants se sont toujours préoccupés du respect de leur vie privée, c’est juste que, pour ces jeunes, la notion de « vie privée » est très différente de ce qu’elle est pour les adultes » [7]

FB cherche ouvertement à devenir un point d'entrée, et un point central du web, notamment avec le protocole « Open Graph ». [8]

En juillet 2011, la directrice marketing déclare la guerre à l'anonymat: «Je pense que l'anonymat sur Internet doit disparaître. Les gens se comportent beaucoup mieux lorsque leur véritable nom est visible. Je pense que les gens se cachent derrière l'anonymat et ont le sentiment de pouvoir dire ce qu'ils veulent derrière des portes closes». [9]

Plusieurs cas de censure ou fermeture sauvage de comptes sont connus. Ainsi ce danois qui s'est vu fermer son compte pour avoir posté « l'Origine du monde » de Gustave Courbet [10], ce groupe « Boycott BP » supprimé (puis rétabli devant la pression) « par accident » [11], ou la désactivation de comptes sous pseudonymes (ou supposés comme tel), comme celle d'un activiste chinois [12].

De la responsabilité de tous

Créer un compte est une chose - j'en ai moi même un [13] -, il y a des tas de raisons valables pour le faire: curiosité, amis qui nous invitent, utilisation des fonctionnalités comme le partage de photos, etc. Le problème est quand on prend la peine d'y réfléchir, qu'on en comprend les dangers, et qu'on continue à souffler sur les braises.

Chaque statut posté, chaque commentaire, chaque photo ajoutée (de vous, ou  - pire - d'une connaissance), chaque bouton « j'aime » ou « partager » cliqué alimente la chose; chaque « site » créé dessus, chaque bouton « j'aime » ou « partager » placé quelque part augmente et légitime leur emprise.
Plus personne ne peut dire désormais qu'il ne « savait pas », c'est maintenant une question de choix et de prise de responsabilité.
Je ne cherche pas ici à avoir un ton accusateur ou condescendant, ayant moi même ma part dans l'histoire, je cherche juste à montrer qu'il y a une prise de conscience à avoir, et ce sans plus attendre. Nous avons une responsabilité vis à vis de nous et de nos proches, et vis à vis des générations à venir.

Bien qu'ici il soit question du site le plus connu, la plupart des réflexions s'appliquent également à d'autres, en particulier Google. Et j'ai fait l'impasse sur de nombreux autres problèmes, comme la géolocalisation. [14]

Quelles sorties ?

Il existe des alternatives, plus ou moins avancées. Salut à Toi en est une, et je souhaite bien entendu son succès, mais il en existe d'autres comme Movim, Jappix, Retroshare, Gnu Social, etc. Et certaines dont je me méfie (Diaspora) mais qui ont le mérite d'être libres (du moins pour l'instant [15]).

Le monde dans lequel nous sommes évolue, et j'ai la nette impression que nous en perdons le contrôle. Notre génération se contente de suivre ce qu'on lui présente, alors que c'est la première fois dans l'Histoire qu'elle a de tels moyens pour le changer, le réinventer; et pour cela je lui en veux un peu. Où est passée cette rage si présente par le passé ? Où est le mouvement de la jeunesse ?

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Notes et références

[3] Une région d'Allemagne a même fait interdire l'utilisation du bouton « j'aime » pour les sites hébergés sur son territoire: http://www.01net.com/editorial/537828/un-land-allemand-veut-interdire-le-bouton-j-and-039-aime-de-facebook/
[10] http://www.rue89.com/2011/02/17/au-danemark-facebook-censure-lorigine-du-monde-190992?page=4 . Le profil a ensuite été rétabli - sans l'image -, et des pages FB consacrées au tableau ont été supprimées suite à la médiatisation (http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Origine_du_monde#cite_ref-5)
[13] compte créé au début à l'invitation d'une amie, je m'en sers désormais comme point d'observation de l'interface et de l'utilisation qu'ont du réseau mes contacts.
[14] un point de départ pour approfondir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Critiques_de_Facebook

samedi 28 mai 2011

L'Espagne aujourd'hui

Un petit billet vous montrer une photo du « nettoyage » du camp de Barcelone d'hier: http://www.flickr.com/photos/acampadabcnfoto/5765018458/

Je pense qu'elle mérite d'être diffusée (ainsi que toute la galerie qui est superbe).

Pour situer le contexte: le mouvement (mouvement 15M car commencé le 15 mai) est un mouvement pacifique de protestation en Espagne. Il est parti d'un collectif et d'un site web, et a pris de l'ampleur via les réseaux sociaux.

Il consiste en l'occupation des places principales de la plupart des villes Espagnoles, avec campements et débats. Le plus gros campement est (était ?) à Madrid, à Puerta del Sol, et les images qu'on pouvait suivre en direct étaient impressionnantes (la diffusion semble arrêtée depuis plusieurs jours).

Ce mouvement est assez particulier car il n'y a pas de véritable revendication (si ce n'est « une démocratie réelle, maintenant »), et réuni toutes les générations. Ça semble être un raz-le-bol généralisé envers les politiques: beaucoup annoncent n'être ni de gauche ni de droite, mais vouloir du changements, en avoir marre du bipartisme et de la corruption. Il faut dire que l'Espagne est un des pays d'Europe les plus touchés par la crise, et qu'il y a un taux de chômage impressionnant (on peut lire 21,3% sur wikipedia), surtout chez les jeunes (50% d'après la même source).

Autre point important, il a été ignoré pendant longtemps par les médias de masse (du moins étranger, en Espagne je pense qu'il a été mentionné assez tôt).

Enfin, c'est assez impressionnant de voir comment il s'est auto-organisé, et comment les participants ont assuré la couverture médiatique eux-même (avec des diffusions en direct via Internet), bien que ce ne soit pas la première fois (Indymedia en est un exemple connu, mais il y a eu d'autres cas bien avant).

lundi 17 novembre 2008

Tout un symbole

Tiens, c'est marrant comme ce n'est pas évident de donner son avis sur un... sur un blog. Ça me parait parfois prétentieux de donner son avis sur l'actualité. Je sais pas, j'ai toujours tellement vu ça réservé aux journalistes, à la télé, aux politiques, aux parents, aux profs, bref, aux adultes, que des fois je me dis "t'es qui toi pour fourrer ton truc mal écrit sur le net, la gueule enfarinée ?". On lit tellement tout et son contraire ici, que bon, ça ne fera pas trop avancer le morpion (oui le morpion, pourquoi ce serait toujours un schmilblick qu'on voudrait faire avancer ?).
Et pis des fois, y'a des actualités qui vous tombent comme ça sur le coin de la gueule -onomatopée d... ah non celle là je l'ai déjà faite-, et qui vous donnent comme une envie de réagir, de donner votre avis; pis merde, même si c'est que quelques lignes perdues dans un flots d'inepties et d'egos, au moins ça me donne une bonne raison de me boire une excellent bière (Gouden Carolus... euh on peut citer au moins ? C'est pas interdit hein ? L'abus d'alcool est dangereux blah blah... C'est bon, je vais pas aller en prison ?) avec un peu d'encens et du Black Lips en fond.

Je ne sais pas si vous avez remarqué -c'est passé relativement inaperçu-, mais il y a eu des élections chez les autres là. Enfin, "élections", on se comprend, un grand show, beaucoup de pub, des émissions, des grands électeurs (des mecs beaucoups plus sages et dignes de confiance que le petit peuple), des sondages, beaucoup de sondages, un peu de sous à droite à gauche (enfin surtout à droite), et un joli feuilleton qui a fait vibrer le coeur des ménagères... Ah c'est beau, vraiment beau... Bon un peu chiant à force, mais tellement beau... Ben cette élection là, elle va changer la face du monde; si, si, puisqu'on vous le dit. Hop, on remet 1 pièce et c'est reparti pour un tour. Non, mais attendez, rien à voir là, c'est un métis, ça n'a rien à voir, mais vraiment, c'est tout un symbole !

Tout un symbole, oui. On ne peut pas cracher dessus, un métis à la pseudo-tête de ce pays là, c'est quand même fort, c'est quand même grand. Mais un symbole pour la peine de mort, un symbole qui veut limiter les avortements, un symbole contre le mariage homosexuel, un symbole pour la prolifération des armes, tout un symbole ! Ah oui, ils ont évité Bush 3, ils ont eu Clinton 2, tout ce qu'il faut pour redorer une image, et remettre sur pied à l'identique un système qui a fait, et refait particulièrement aujourd'hui, plus que ses preuves. God bless America !

La rue Kétanou maintenant... Heureusement qu'ils sont là eux... Et les autres... Merci

Et pis il y a 2 jours là, 2 morceaux, qui ont fait, eux aussi, beaucoup parler d'eux, comme on pouvait s'y attendre. Un symbole encore. Quel symbole ? Sûrement pas celui que veulent vous faire vomir ces gens qui ont découvert un groupe, non même pas, qui ont découvert un prétexte pour cracher leur fiel sur une image incrustée dans leur écran de télé. Sûrement pas celui d'un fait divers, triste, mais qui reste un fait divers. Non le symbole d'un groupe qui a eu une influence considérable, qui a accompagné une génération, ma génération, qui a fait le pont avec celle d'avant, celle "des grands frères", qui a fait vibrer, réfléchir, rêver, encore et toujours rêver.
Il faut bien comprendre ce que Noir Désir a pu représenter pour nous; une poésie inspirée et inspiratrice, musicalement, dans les paroles, une rage, une belle rage, et la sensation qu'on pouvait, qu'en se battant on pouvait... Et puis ils ont disparu, brutalement.
A bien y réfléchir, j'ai comme le sentiement que les derniers espoirs sont partis à ce moment, artistiquement, politiquement, sentimentalement.

Merci, merci à la Rue Ket', aux Ogres, aux Têtes Raides, aux artistes Libres et à tant d'autres d'avoir été là. Et merci, j'ai eu du plaisir à écouter ces morceaux, et à faire enfin le pont avec cette période déjà si loin.

Je ne sais pas ce qui va venir maintenant, mais une chose est sûre: je continue de rêver, et de garder espoir...