Aller, ça fait un moment que je n'ai pas parlé d'oz, et on me demande tout le temps comment ça se passe :). Au passage, je rappelle que vous pouvez vous abonner au blog pour savoir quand il y a de nouveaux billets, notamment avec un client mail comme Thunderbird (vous verrez qu'il y a de nouveaux billets de la même façon que vous voyez qu'il y a de nouveaux mails). Vous trouverez facilement comment faire sur le net.

Sydney ressemble pas mal à une grosse ville Européenne, mais du point de vue d'un français quelques trucs changent (pas forcément spécifiques à l'Australie, souvent issus de l'influence anglo-saxonne):

L'arrivée:

C'est la grosse démonstration avec le contrôle à la douane, les chiens qui passent dans les bagages et tout. Il y a le fameux papier d'immigration avec la case à cocher du style « comptez vous faire un Acte terroriste ? » ou un truc du genre.

La conduite:

Ici on conduit à gauche. C'est con à dire, mais quand vous avez passé la majeure partie de votre vie à regarder d'un côté de la route en traversant, faut faire gaffe... Mais bon, après avoir failli se manger une ou deux voiture et un bus, on apprend.

Les australiens indiquent souvent sur le trottoir où regarder pour les voitures, c'est pas idiot...

Les feux font du bruit (comme dans beaucoup de pays, en France ça arrive vraiment doucement). Au début ça fait la guerre des étoiles (non je dis pas starwars parce que je suis un vieux), mais on s'y fait, et c'est très bien pour les handicapés. De façons générale, j'ai la nette impression que les handicapés sont beaucoup plus pris en compte dans les infrastructures ici (ascenseurs dans les transports publics, braille, etc).

Les routes sont larges, souvent en quadrillage (comme à Nouméa pour ceux du caillou), les feux sont doublés (en fin de route, et sur la route en face après l'intersection), comme en Suisse. Les panneaux des rues ne sont pas sur des immeubles comme en France, mais souvent sur des poteaux, parfois en face de la rue. Je trouve ça moins pratique parce que je ne sais pas toujours où les trouver (des fois il n'y en a tout simplement pas, parce qu'on n'est pas à une grosse intersection), mais je pense que c'est juste une question d'habitude.

Niveau conduite, il faut se faire aux instruments inversés: on indique assez régulièrement qu'on va tourner à gauche en mettant les essuie-glace ou en changeant de vitesse. La conduite à gauche on s'y fait rapidement, mais quand on y pense: un moment d'inattention et on se retrouve du mauvais côté de la route. Pour les rond-points je n'ai pas eu trop de problèmes. Par contre on se pose quelques questions du style « où est la voie la plus lente ? De quel côté il faut doubler ? » (la voie de gauche et par la droite).

Oui parce que je conduis ! Je me suis acheté un van :). Bon je ferai un billet un peu plus tard dessus, pour l'instant je suis dans la paperasse et les premiers ennuis (fuite, enregistrement, équivalent contrôle technique, ça va me coûter cher cette histoire).

J'ai vu les fameux panneaux en losange jaune ! Pas encore ceux avec des kangourous, mais c'est déjà assez fun.

La forme de la ville:

Je l'ai déjà dit, mais le modèle est différent de la France: des gros building dans le CBD (Central Business District - quartier des affaires -, le cœur de la ville), avec quelques gros hôtels, mais les résidences sont majoritairement en banlieue. Les routes étant en quadrillage, les magasins, bars, et autres établissements sont tous alignés.

Les transports en commun:

Alors ça c'est une catastrophe à Sydney: plusieurs compagnies, un ticket pour l'un ne marchera pas forcément pour l'autre (par exemple prendre le tram ne permet pas de prendre le bus), on attend, c'est cher. Bon y'a quand même une navette gratuite qui fait le tour du CBD, mais qui s'arrête à 17h. Le centre se fait très facilement à pieds de toute façon.

Par contre le bus, faut s'y faire: si vous êtes à un arrêt mais que vous ne faites pas de signe au conducteur, le bus ne s'arrête pas (oui je sais, c'est souvent le cas en France aussi, mais je n'ai jamais raté un bus à cause de ça). Si le bus est trop plein (comprendre une quinzaine de personnes debout), le bus ne s'arrête pas. Si on va juste devant la porte avant que le bus ne s'arrête, le conducteur râle. Si le bus sort de son arrêt, fait 2,45 m et s'arrête à un feu qui _vient de passer au rouge_ et qui dure 10 min, et que vous, comme un couillon, vous arrivez et vous frappez à la porte pour demander qu'on vous ouvre, le chauffeur n'ouvre pas (fallait être là 3 secondes avant pour qu'il soit à l'arrêt et non à l'arrêt + 2,45 m). Oui oui j'ai déjà raté 2 bus (et attendu une fois plus d'une heure pour avoir le suivant).

la monnaie:

Les billets on une partie transparente, et les pièces ont des tailles qui surprennent: la pièce de 2 $ est plus petite que la pièce de 1 $, les cents sont plus gros que les dollars, et y'a pas de pièces de 1 ou 2 cents, autrement dit quand vous achetez un truc 2,48 $, c'est arrondi à 2,50 $. Et comme c'est anglo-saxon, faudrait que je mette le signe devant, et un point à la place de la virgule: $ 2.50

les cartes de crédit:

Elles n'ont pas de puce ici ! Et le code n'est pas nécessaire pour payer (on vous demande « code ou signature ? »), autrement dit, mieux vaut ne pas se la faire tirer. Quand vous payez, on vous demande « cheque, saving, or credit » ? Bon je crois que ça tape pas dans le même compte, ou je ne sais quoi, moi je mets toujours « credit ».

les communications:

Internet est à la rue complète par rapport à la France: c'est cher, limité (par exemple 10 Go/mois), lent. Mais on trouve assez facilement (du moins à Sydney) des réseaux ouverts (comprendre non protégés), sans trop savoir si c'est intentionnel ou pas. À Sydney on arrive à trouver des cyber cafés peu chers (2 ou 3 $ / heure).

La téléphonie est par contre beaucoup moins chère qu'en France: les cartes prépayés pour les portables sont utilisables, on s'en sort pour 20 ou 30 $ par mois. Bon c'est assez bizarre par contre: ils ne comptent pas en minutes mais en dollars, on voit des cartes du genre « carte à 20 $, 80 $ de communication ». On trouve aussi des cartes très abordables pour appeler des fixes en France (comprendre: si vous voulez que je vous appelle, donnez moi un numéro de fixe ! Et ça marche aussi pour ceux qui me lisent depuis un autre pays genre Autriche ou Suisse au hasard).

Backpackers:

Là c'est clair, l'Australie est LE pays des backpackers (routards), et Sydney semble en être LA ville. Il y a des auberges de jeunesse à tous les coins de rues, des bars pour backpackers, des magasins, des magasins spécialisés dans les vans, des plans touristiques partout.

J'ai lu je ne sais plus où que Sydney est une des villes les plus cosmopolites du monde, et ce n'est pas démenti: on croise de tout, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes venus souvent pour 1 an (le visa vacances travail a beaucoup de succès). À Sydney on croise de très nombreux français (j'ai envie de dire trop, pas que j'aime pas les français, mais ça dépayse pas beaucoup, et c'est pas top pour apprendre la langue) et beaucoup d'allemands aussi. Il y a une très forte population asiatique (le chinatown est impressionnant), mais j'ai aussi rencontré des colombiens, des canadiens, des américains, des anglais, des espagnols, etc. C'est vraiment super de pouvoir rencontrer des gens des 4 coins du monde, qui ont toujours de belles histoires à raconter.

La langue:

Alors là c'est de l'anglais c'est sûr, mais ça varie. Déjà le fameux accent: à Sydney on parle souvent à des étranger, donc l'anglais est assez facile à comprendre (parce que plus lent et avec des mots plus simples, mais des fois l'accent est incompréhensible).

Quand on croise un Australien, c'est très variable: certains se comprennent très facilement, d'autre c'est très très difficile (ceux qui viennent de l'ouest en général). En plus il y a parfois de l'argot, mais je pense que j'y serai plus confronté quand je vais quitter Sydney.

Souvent quand on ne connait pas un mot, le gros truc c'est d'essayer le bluf en utilisant le mot français avec un gros accent angliche, et souvent ça passe. Mais des fois on se retrouve avec des expressions qui changent, et là on passe pour un con =).

Genre on s'est foutu de moi quand j'ai dit « take a bath » pour aller me baigner à la mer: en effet ça se dit pour prendre un bain dans une baignoire, il faut dire « go swimming » (aller nager). On dit « to have a shower » (avoir une douche, et non prendre une douche).

L'heure ne se dit pas comme à on l'a appris à l'école, même si c'est bien évidemment compris. Ainsi on ne dit pas « half past seven » (7:30), mais plutôt « seven thirty ». Les numéros de téléphone se disent chiffre par chiffre et non par nombres de 2 chiffres comme chez nous.

Par contre les australiens reprennent très rarement quand on fait une faute s'ils arrivent à comprendre. C'est un peu dommage parce que du coup on ne peut pas se corriger.

Ah et l'accent frenchy, on le garde (y compris ceux qui sont là depuis plusieurs années). Souvent on me dit « vous, vous êtes français » à ma première phrase, parfois juste avec mon « hi » (salut). Bon il a l'air de plaire en général, alors c'est pas trop grave .

les loisirs:

Pour ce qui est des loisirs type cinéma ou musée, je ne peux pas trop en parler, vu que c'est souvent hors de prix (il y a certains musées gratuits ceci dit). Le dernier blockbuster (en 3D avec des gens bleus) sur l'Imax (le plus grand écran du monde) coute 27 $ (plus de 17 €) ! L'aquarium, la tour de Sydney sont aussi hors de prix. J'avais déjà pas spécialement envie de voir ça, ça a fini de me calmer.

En parlant de blockbuster, il y a les fameux magasins de cette enseigne d'où provient le terme.

les magasins, l'alcool:

La poste et les pharmacies sont de vrais magasins: on peut acheter des piles ou des jouets à la poste du coin, il y a de la pub pour les médicaments dans les pharmacies, et on peut en prendre bon nombre sans ordonnance (consulter un médecin est très cher ici).

On trouve partout des magasins de « médecine » alternative, notamment pour des plantes.

Les magasins ferment plus tard le jeudi, et beaucoup restent ouvert le dimanche (bon je vais pas lancer le débat ici, mais inutile de dire que j'en pense).

Un truc particulièrement chiant: les prix sont loin, très loin d'être toujours mis. Du coup faut demander (à chaque fois, ça gonfle vite), des fois vous faites pas gaffe, et ça peut vite saler l'addition.

Il n'y a pas de grandes surfaces au sens français, plutôt des magasins spécialisés. L'alcool ne se trouve pas dans les supérettes, mais dans des magasins séparés (les bottle shop). J'ai même réussi à trouver de bonnes bières belges, mais hors de prix. L'Australie produit pas mal de bières (assez moyennes pour celles que j'ai goûté jusqu'ici), bien plus que la Foster qui est une bière non consommée ici (on les comprend) et plutôt réservée à l'exportation. L'oz est aussi célèbre depuis quelques temps pour ses vins: on ne trouve pas de vins premier prix comme en France (ça commence autour des 10 $, plutôt 15 $ ou 20 $), et il faut reconnaître que j'en ai goûté un ou deux qui n'étaient pas mauvais du tout.

La vente d'alcool est interdite après minuit, et on ne peux pas consommer dans pas mal d'endroit: la rue, les parcs (oui j'ai déjà rencontré des flics à cause de ça), les plages (surtout pendant le Chrismas Eve, voir plus bas).

On trouve aussi beaucoup de magasins asiatiques, notamment un pas loin du chinatown avec plusieurs imposants rayons de nouilles instantanées (vous savez les nouilles à 40 cents qui se font en 3 minutes), des boissons asiatiques, tout un tas de variétés de soyos (bien plus que le seul kikoman classique qu'on trouve parfois en France), etc. J'ai même goûté une boisson à l'aloe vera.

Et le meilleur pour la fin: on trouve des tim tam !

l'écologie:

On ne peut pas dire que ça pose de gros soucis de conscience ici: littéralement tous les magasins ont la clim à fond avec les portes grandes ouvertes, j'ai vu plusieurs maisons avec les robinets qui ne ferment pas correctement et l'eau qui coule en permanence, ou des lumières et autres appareils restés allumés (ça rappelle malheureusement assez l'Europe sur ce point).

les petits boulots:

Il y a mal de petits boulots, et notamment - chose que j'avais déjà vue en Irlande -, des gens qui restent juste à tenir un panneau pour une pub, souvent en plein soleil, et distribuant des tracts aux passants. Boulot particulièrement dégradant, où on trouve bien entendu beaucoup de jeunes et autres backpackers sans le sou.

La salle de bain:

Dans les quelques salles de bain que j'ai vu, la douche est sur un mur, et l'eau s'écoule au milieu de la pièce. Pour se laver les mains, l'eau chaude et l'eau froide sont sur deux robinets séparés (pas de mitigeur), je n'ai toujours pas compris l'intérêt (même chose en Irlande).

Les manifs, la politique:

Alors là, rien mais rien à voir du tout avec ce qu'on a en France. Les manifs que j'ai vues ici, c'est des gens qui restent sur le côté d'un trottoir, sans un mot, avec juste des pancartes. Des fois y'a un mec qui fait un peu de bruit pour tromper l'ennui. Bref de la manif politiquement correcte.

Par contre j'ai pris contact avec quelques anarchistes: j'ai trouvé une librairie/bibliothèque/lieu de discussion très sympa, et j'ai été agréablement surpris par les bouquins que j'y ai trouvé. J'ai pu discuter un peu: l'Australie n'est clairement pas un pays de bouillonnement politique, mais on peut, en cherchant bien, trouver des activités, principalement dans les grandes villes (Sydney et Melbourne en tête). J'ai parlé de Nimbin, la communauté plus ou moins hippie qui s'est installée depuis quelques années au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales). Bien que ça semble être principalement un lieu de tourisme horticole, on m'a conseillé d'y aller pour voir comment « le temps s'est arrêté dans les années 70 » là bas. De toute façon, depuis mon excellente expérience à Longo, j'ai bien l'intention de voir d'autres types de communautés alternatives (même si je suis plus intéressé quand il y a une véritable action politique derrière).

En tout cas ce lieu libertaire m'a bien plu.

La vie de nuit:

Pour l'instant j'ai été très déçu par Kings Cross, réputé pour être le quartier de la nuit: c'est surtout des boites à DJ, hors de pris et sans ambiance. J'ai plus apprécié Newtown - qui est plutôt le quartier alternatif -.

Mais je n'ai pas encore trouvé de bars conviviaux, pas chers, avec des groupes locaux ou alternatifs, où on peut discuter et rencontrer du monde facilement, j'ai l'impression qu'il y a une grosse différence culturelle de ce côté.

On m'a cependant parlé d'Annandale Hotel, un bar alternatif, je n'ai pu y entrer une première fois (complet), j'espère pouvoir essayer avant de quitter Sydney.

La communauté gay:

Sydney est réputée pour héberger une des plus importantes du monde, avec San Francisco. J'ai fait un tour dans une boite gay dans Oxfort street, c'est assez sympa: des déguisements hauts en couleur de partout, c'est pas cher, y'a des spectacles (un peu dans le style Priscillia folle du désert pour ceux qui ont vu le film - merci Fabien pour le conseil - ), et, contrairement à ce que j'ai pu voir en France, c'est ouvert pour les hétéros (les « straights »). Sydney est très ouverte sur la sexualité, et on ne peut que saluer. On croise beaucoup de travestis, et ça semble ne choquer personne (même si j'imagine que l'intolérance est présente ici aussi).

Oxfort street est une expérience à vivre un samedi soir vers minuit, c'est assez particulier.

En février il y a le Mardi Gras à Sydney, qui est célèbre notamment pour les animations de la communauté gay sur Sydney, mais je ne serai probablement plus là à ce moment.

La religion/sectes:

On voit des pubs pour Jésus, même des guerres de religions genre « ne laissez pas les chrétiens vous détourner de Jésus ». La scientologie a un immeuble assez énorme en plein centre (comme dans pas mal de villes en France).

La télé:

Alors là, c'est tout simplement insupportable. Il y a des pubs toutes les 5 min, et je n'exagère pas. J'ai essayé de regarder un ou deux films pour travailler mon anglais, dès qu'on est un peu dedans, boom pub. Je pense qu'il y a aux bas mots une dizaine de plages de pubs pendant un film (parfois même des infos, des bandes annonces, l'annonce du programme suivant). J'avais envie de les tuer quand ils ont fait ça avec Edouard aux mains d'argents. En plus de ça le générique est laissé dans un coin en montrant autre chose, sans aucun respect pour ceux qui y ont bossé. Tout est extrêmement agressif (surtout la pub), ça cri tout le temps. Bref, déjà que la télé est inregardable en France, ici ça bat des records.

le courrier:

les format enveloppe et papier à lettres sont beaucoup plus petits (et les timbres énormes, pas super pratique). Le papier à lettres que j'ai vu comporte des lignes, le code postal se trouve à gauche. Le papier à lettres est très fin, rendant difficile d'écrire sur les deux faces.

la nourriture:

On va couper tout de suite court à une idée reçu: on peut manger très bien en Australie. Les fruits et légumes ne sont pas chers, la nourriture asiatique non plus (spécialement à chinatown). Bon c'est sûr que si vous allez manger dehors et que vous passez votre vie dans les très (trop) nombreux fastfoods, à bouffer du hamburger tout le temps, ça va pas être super.

Je cuisine plus qu'avant, et c'est bien agréable. J'ai pu refaire les biscuits à l'anis que ma grand mère paternelle faisait et que ma mère me faisait quand j'étais petit (merci pour le recette m'man :) ), et qui ont eu beaucoup de succès:

En plus de ça, une de mes (ex) colocs est passionnée de cuisine et fait des études dedans, autant vous dire que c'est (était) le bon plan ! Elle fait assez souvent des plats asiatiques ou autres (non Soul, ne pleure pas !).


les glaces:

Désolé Adrien pour ton plan pour faire fortune en vendant des glaces en oz: mais il y en a partout ici.

Vous avez déjà vu dans les cartoons le marchant de glace avec la musique horripilante ? Ben on a le même et j'ai envie de le tuer quand il passe pendant plusieurs heures dans les rues. J'en ai gouté une, c'est absolument infecte ! Bon par contre il y a des glaces italiennes dans certains endroits stratégiques (comme le quartier italien !), qui semblent bien meilleures...

La mer:

c'est grand, y'a du sable, du Soleil, et des vagues ! Y'a des surfeurs de partout, le pied.

Les gamins jouent moins au foot qu'au criquet, où à une espèce de rugby (peut être le fameux football australien, ou footy ?).

Ils aiment bien dessiner des trucs dans le ciel avec les avions: des smileys, des « bondi » (nom de la plage), c'est marrant mais pas top niveau écologie.

les barbecues:

Ça, c'est excellent ! Les australiens sont très friands de barbecues (ou BBQ comme ils disent ici), et il y a des BBQ publics un peu partout: dans les parcs, les plages, etc. Il suffit d'appuyer sur un bouton et c'est parti. C'est vraiment excellent de se faire un BBQ sur la plage, en tapant la discut' avec un peu tout le monde.

Ils sont différents des nôtres par contre: des espèces de machines à gaz infernales chez les particuliers, sur les plages je pense que c'est plutôt électrique. Au lieu d'une grille on a une plaque: je trouve ça moins bien pour la viande (surtout que vu que c'est électrique ou à gaz, on n'a pas la fumée qui vient la parfumer), mais ça a la gros avantage de permettre de tout cuire, notamment les légumes (les végétariens doivent apprécier).

la nature:

Inutile de dire qu'elle est extraordinaire ici. Des arbres immenses, des animaux fabuleux partout. Et en plus ça change entre le jour et la nuit... Je suis resté le dernier coup dans un parc en plein centre de Sydney pendant la nuit, et des dizaines d'Opossums (une espèce de croisement entre un chat et un écureuil) sont sortis de partout, se dressant sur leur pattes arrières pour nous regarder, ou grimpant aux branches, pour s'y accrocher avec leur queue et y chercher de la nourriture.

J'ai aussi déjà croisé, en me baladant à Manly (une île avec plusieurs plages sympas, très populaire) un énorme lézard, de la taille d'un petit chat (et beaucoup plus long bien sûr). Une dame nous a expliqué qu'il était capable de nager, ça doit être impressionnant dans l'eau.

La ville, en dehors du CBD bien sûr, est peu dense, il y a beaucoup de nature partout, des parcs, des arbres entre les maisons, c'est très agréable.

le temps:

D'après ce que j'ai entendu, c'est assez spécifique à Sydney: il est très (très très) changeant; vous pouvez avoir 35 °C un jour, et en perdre 10 le lendemain, avoir un soleil magnifique le matin et de la pluie l'après midi, une fois une nuit chaude, une fois il faut la couverture. Comme je l'avais déjà entendu, on peut avoir les 4 saisons en 1 jour ! Bon on a quand même des semaines complètes de soleil (et il tape !). Il y a parfois beaucoup de vent (ça rappelle Marseille); entre le soleil, le vent et les vagues, c'est le paradis pour les surfeurs, véliplanchistes, et autres amateurs de sports de mer. Il y a aussi des événements exceptionnels comme des tempêtes de sable, il y en a eu une apparemment impressionnante il y a quelques mois, avant que j'arrive.

les temps:

Et oui, il y a dix ans déjà que je revenais de Paris où j'avais fêté l'an 2000, ça me semble hier. C'est incroyable de penser à tout ce qu'il s'est passé en si peu de temps. Tout va décidément trop vite.

la maison:

je viens de quitter ma coloc, et je suis pour l'instant chez un ami, le temps de régler les problèmes avec le van. Je devrais bientôt prendre la route, le véritable début de l'aventure...